LES DEUX PASSIONS D’ÉLOÏSE
La jeune miossaise Eloïse Laborde découvre la N1 à seulement 16 ans. Une étape de plus dans une jeune carrière déjà bien remplie et enjolivée par un statut d’internationale française.
Eloïse est pressée. Mais c’est pour la bonne cause. A 16 ans, l’ailière gauche joue déjà en N1 après avoir performé l’an dernier avec Lège Cap-Ferret en N2 au point d’inscrire 95 buts et de pointer à la neuvième place des buteuses de la poule. Une serial marqueuse dont la réussite a naturellement ouvert les appétits et notamment celui de l’US Mios-Biganos qui a flairé le bon coup. Un attrait réciproque d’ailleurs : « J’avais envie de découvrir un autre niveau, explique Eloïse. Je ne voulais pas louper cette opportunité. »
Une porte qui s’ouvre en grand comme une suite logique à la progression de l’espoir qui a très vite fait ses gammes : « J’ai commencé ce sport à 5 ans. Mes parents faisaient du handball, j’ai naturellement suivi le même chemin. J’ai commencé à Lège qui a été mon club jusqu’à cet été. J’ai passé onze saisons sous ces couleurs. »
Et pourtant, malgré cette trajectoire rectiligne, Eloïse Laborde a du faire preuve de patience et d’abnégation durant sa carrière naissante : « Je devais être recrutée au pôle mais je me suis blessée avant. Heureusement, j’ai ensuite pu jouer en interligue et me faire repérer. » Direction Angoulême alors pour l’ailière qui quitte la Gironde pour la première fois pour le handball tout en continuant à jouer à Lège.
De quoi s’habituer à l’expatriation même si les premiers mois à Mios-Biganos n’ont pas été un long fleuve tranquille : « Je jouais beaucoup à Lège, explique une Éloïse qui a intégré également cette saison le pôle excellence de Talence. Là, je ne dispose pas d’un temps de jeu équivalent avec l’équipe première de Mios-Biganos. Mais je suis contente car je joue un peu plus. J’ai eu dix minutes de temps de jeu lors des rencontres avant la trêve et j’ai même disputé trente minutes en coupe de France.»
De quoi donner confiance à la numéro 10 miossaise qui s’appuie sur sa vitesse et les contre-attaques qu’elle affectionne pour se faire remarquer et prendre une place accrue dans l’équipe. : « Je progresse, je le sens » estime la joueuse d’1,63 m qui brille parallèlement sur sable au point d’avoir déjà un statut d’internationale.
A l’évocation du beach Handball, les yeux se font plus pétillants encore : « J’ai découvert le Beach pendant le Covid sous l’égide de Paul Mourioux. Et cette année, j’ai intégré l’équipe de France avec un stage à Ajaccio en novembre dernier. C’est une énorme expérience et une grosse opportunité d’autant que j’adore jouer sur sable. Il s’agit d’une vraie passion. Et puis, le beach et le hand classique se complètent bien. Le beach m’aide à rester concentrée » estime la lycéenne de 1ere, sixième cet été avec l’équipe de France U17 du championnat du monde de beach handball. Une internationale qui entend réussir son bac de français mais aussi sa deuxième partie de saison avec son nouveau club. Des challenges à sa portée.
Vincent Ferrandon
Crédit photo : Handshoot


