« UN BILAN PLUS QUE POSITIF »
Arrivé cet été au chevet d’une équipe qui vivait des heures sombres, Julien Bouic, le manager du RCBA, fait le point sur le bon début de saison de ses troupes avant le derby du Bassin d’Arcachon contre Gujan-Mestras programmé dimanche.
A l’issue des douze premières journées de championnat de Fédérale 1, le RCBA pointe à la deuxième place de la poule en compagnie de Floirac et à un point du leader Saint-Médard au sein d’un très haut de tableau estampillé Gironde. Un début de saison tonitruant pour un club moribond cet été, relégué administrativement pour raisons financières et qui débutait la saison en ne sachant pas de quoi elle serait faite. Arrivé début août en provenance de Marmande, Julien Bouic s’est alors mis au travail. Et les premiers mois sont plus que satisfaisants pour une équipe qui se redresse. Malgré le fait qu’il ne sera pas autorisée à disputer les phases finales en fin de saison, le RCBA trace quand même sa route et s’apprête à mordre avec envie dans le derby du Bassin d’Arcachon, un moment toujours attendu en sport, face à Gujan-Mestras qui avait emporté la mise à l’aller d’un point.
Julien, comment analysez-vous cette première partie de saison de la part de votre équipe?
Le premier bilan est très bon. Avec le staff et les dirigeants, nous sommes très contents de cette entame de saison. Après douze journées, nous pointons à la deuxième place du classement avec seulement deux défaites. C’est un bilan plus que positif. Pour ma part, j’ai trouvé rapidement mes repères, j’ai trouvé des gens aimant leur club et voulant rebondir au sein d’une structure qui possèdent des installations agréables.
Vous attendiez-vous à voir votre équipe aussi performante aussi rapidement?
Quand on est arrivé le 1er août avec mon staff, on ne savait pas où on mettait les pieds. Nous avions quand même gardé des très bons joueurs qui évoluaient en N2 mais nous n’avions pas la profondeur de banc nécessaire. Nous avons décidé de faire monter des jeunes, on a pioché dans le centre de formation et ce panachage entre vieux briscards et jeunesse a fait son oeuvre.
Quel était votre objectif en arrivant?
Le club devait reconstruire sur du solide. Le club a vécu des semaines très difficiles au printemps et cet été. Il a envie de rebondir, de repartir de l’avant. Il fallait avant tout retrouver une équipe, se remettre dans le sens de la marche.
Vous abordez la deuxième partie de saison régulière dans le costume du dauphin mais l’équipe ne pourra pas disputer les phases finales en fin d’exercice. Cette perspective change-t-elle la donne?
Nous devons bien terminer ce championnat et tout donner de ce mois de janvier à avril. Nous avons repris le chemin de l’entraînement dès samedi. Je sens les joueurs motivés, avec l’envie d’aller de l’avant. Nous n’allons galvauder aucun match. C’est à nous de montrer que nous avons le niveau. Nous voulons nous faire plaisir sur un terrain, rester sérieux et appliqués. Les joueurs sont à l’écoute, ils tirent dans le même sens. Le staff s’entend bien, est compétent. L’ensemble du club vise le même objectif qui est de reconstruire et de rebondir.
Un gros match vous attend dimanche à 16h15 avec la réception de vos voisins de l’UA Gujan-Mestras. Que vous inspire ce derby?
C’est un derby justement. Tout le monde sait combien ce genre de rencontre est importante. C’est un match de gala, que les supporters attendent. Gujan-Mestras nous avait infligé l’une de nos deux défaites à l’aller (15-14). Nous n’avons pas d’esprit de revanche par rapport à cette rencontre mais si nous pouvions gagner cette fois, ce serait mieux.
Vincent Ferrandon
Crédit photo : Lena Momparler

