DES POINTS POUR SE DONNER DE L’AIR
Le promu loubésien se déplace ce samedi à Angoulême avec l’envie de se rapprocher du maintien malgré une infirmerie qui se remplit.
Rien n’est encore acquis. En sport plus qu’ailleurs. A cinq journées de la fin de la saison, le Saint-Loubès HB possède un matelas de sept points sur la zone de relégation. De quoi offrir un ou deux jokers aux Rouges. Mais méfiance car les joueuses de Gironde restent sur trois défaites de rang en championnat. Les loubésiennes peuvent cependant avancer des circonstances atténuantes, à commencer par un calendrier XXL. Les trois défaites ont ainsi été concédées devant Mios Biganos (4e), Mérignac (5e) et Côte Basque (1er). Du lourd et ça continue avec le déplacement sur le parquet d’Angoulême, actuelle troisième au classement.
Un voyage en Charente qui se fera sans plusieurs éléments, le groupe étant diminué par les blessures qui s’enchaînent. Emma Bureu, blessée à l’entraînement hier, est la dernière défection en date. Stéphanie Norval, la coach des Rouges se veut pragmatique : « Nous sommes dans une phase un peu difficile avec cette infirmerie qui ne désemplit pas. Nous savons qu’un déplacement compliqué nous attend. Nous avions battu cette équipe angoumoisine à l’aller. Elle sera sûrement revancharde. Mais malgré cette passe en dedans, nous sommes toujours là. Nous allons jouer avec nos armes, avec notre coeur et répondre au défi physique.Nous souhaitons prendre les points qui nous manquent pour assurer le maintien. Il faut engranger les points mais la période est délicate. »
Une équipe de Saint Loubès qui pense aussi à des échéances un peu plus lointaines. Car après ce match contre Angoulême, la réception de Celles/Belle le 19 avril, la lanterne rouge, s’avère cruciale : « Nous allons avoir une semaine sans compétition. Ça permettra aux joueuses de récupérer, de profiter de ce repos, se projette Stéphanie Norval. J’espère aussi voir revenir quelques blessées. Car ce match contre Celles, il ne faudra pas le louper. »
Le maintien pourrait bien en dépendre.
Vincent Ferrandon
Crédit photo : Manon Ferrandon