LE NOUVEAU DÉFI
DE JEANNE REDAUD
Venue renforcer l’effectif des promues des Girondins de Bordeaux Bastide en N3, la pivot croque à pleines dents dans ce challenge qui pourrait être son dernier.
Lucide et honnête. Bien qu’elle n’affiche que 27 ans au compteur, Jeanne Redaud annonce rapidement la couleur pour son futur immédiat : « Je sais que je suis sur la fin de ma carrière. J’ai envie d’autres choses. Cette saison sera sans doute ma dernière ou mon avant-dernière. Je suis en pleine évolution professionnelle, je passe mon DEJEPS (diplôme d’État de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport) aux Girondins et ça m’oblige un peu à laisser le handball un peu plus. »
Mais pas question pour la pivot de vivre ces derniers mois en roue libre. Comme depuis ses débuts dans le handball, Jeanne va tout donner jusqu’au bout. Une aubaine pour les Girondins de Bordeaux Bastide qui l’ont recrutée en début de saison.
Un renfort de poids pour une équipe qui vit un exercice 2025-2026 dans les équipes de tête après une saison dernière parfaite, ponctuée par une montée en N3. De quoi donner à Jeanne Redaud un allant bienvenu : « J’ai rapidement trouvé ma place dans l’équipe. Je m’y sens bien. De toute façon, je suis quelqu’un de joviale. Je n’ai pas de problèmes avec le relationnel. J’aime apporter ma bonne humeur. »
Mais Jeanne, ce n’est pas que la bonne copine. Et si elle est encore jeune, elle peut aussi se targuer d’une belle expérience même si ses premiers pas dans ce sport ont pu paraître tardifs : « J’ai débuté le handball à 15 ans chez moi à Libourne. Je suis une vraie libournaise, sourit-elle. J’ai alors franchi les étapes au club jusqu’à l’équipe première en Prénationale. »
Une influence grandissante, des saisons pleines jusqu’au pépin : « Je me suis fait les croisés. Ça a été un coup d’arrêt pour moi.»
Remise sur pied, la nouvelle numéro 17 des Girondins décide de changer d’air. Elle prend alors une direction un peu plus à l’ouest de la Gironde : « J’ai rejoint Floirac-Cenon pour deux saisons instructives. J’ai vécu la montée en N2 en N1 la première année. Puis l’an dernier, j’ai découvert ce niveau N1. Même si nous avons été reléguées en fin d’exercice, j’ai beaucoup appris. Il existe une vraie différence entre N2 et N1. J’ai pu voir la rigueur que demandait de jouer en N1, le temps aussi qu’il fallait y consacrer. »
Mais après deux ans de ce régime, la préparation du DEJEPS avec les Girondins pousse la libournaise à opter pour le club de Bordeaux Bastide tout juste promu en N3. Une équipe qui peut bénéficier de l’envie de défendre de sa pivot : « J’aime ce rôle défensif. Je suis en plus une combattante, je suis hargneuse avec l’envie de gagner. »
Du tout bon pour entamer la deuxième partie de saison : « J’espère terminer en beauté, prendre du plaisir et partager mon expérience avec mes coéquipières. »
Un programme parfait.
Vincent Ferrandon
Crédit photo : Girondins de Bordeaux Bastide HB


