LA QUÊTE DES POUDRIERS
Le Saint-Médard Rugby Club grandit saison après saison. Une progression qui mène vers les phases finales pour lesquelles les Jaune et Noir sont plus que jamais dans la course.
Ils passent les paliers. Après une première saison de Fédérale 1 consacrée au maintien, après un deuxième exercice achevé à la sixième place ex aequo et des phases finales loupées à cause du goal average, les saint-médardais sont aujourd’hui en bonne position pour se qualifier pour ces fameux play-offs.
Quatrième de sa poule, le SMRC compte cinq longueurs d’avance sur Lourdes (7e) alors qu’il ne reste que trois journées à disputer : « Nous comptons même un match de retard à jouer contre Bagnères (2e), précise le président Hervé Dubès. Pour le moment, je suis satisfait de notre saison car l’objectif était de terminer dans les quatre premiers. »
Une position loin d’être encore acquise pour des Poudriers qui se déplaceront deux fois et recevront également à deux reprises d’ici la fin de la saison régulière. La marge de manoeuvre demeure cependant étroite puisque Oloron, classé cinquième n’est distancé qu’au goal average et Nafarroa, sixième, pointe lui à un petit point derrière au classement. Il faudra donc batailler jusqu’au bout pour garder ce sésame, précieux aux yeux du président : « Les équipes qui seront classées troisièmes et quatrièmes recevront. Nous souhaitons donc garder cette position pour avoir l’avantage du terrain. »
Un groupe de Saint-Médard qui affiche une forme resplendissante avec quatre succès de rang en championnat et qui n’a donc pas souffert de l’annonce du départ du coach Benjamin Andreu. L’homme de banc a décidé de partir à la fin de la saison après quatre ans d’un travail de fond qui aura mené son équipe vers le haut du tableau de Fédérale 1. « C’est sa décision, nous devons l’accepter », assure Hervé Dubès qui évoque aussi « le départ de quelques joueurs qui marquera un peu une fin de cycle. »
Il reste cependant une fin de saison intense à vivre pour un club à la pointe pour les jeunes qui peuvent disposer d’un centre d’entraînement labellisé depuis deux ans et d’une école de rugby labellisée trois étoiles. De bonnes bases qui permettent d’attendre l’avenir avec optimisme : « Nous regardons vers le haut, lance le président. Il est certain que nous avons envie de monter en Nationale 2 un jour. Le palier entre la N2 et la F1 ne me semble pas si important que ça. »
Il s’agira alors d’un nouveau palier.
Vincent Ferrandon
Crédit photo : Loïc Cousin