0687200248 contact@sports33.fr

Sports33.fr

Voir les articles

 

LA PASSION DE VICTOIRE NICOLAS

La demi-centre du CA Bègles amène toute son expérience à un groupe qui entame un nouveau cycle. Pas de quoi enlever son envie de jeu et combativité perpétuelle.

Elle fait partie du paysage du sport en Gironde. Elle, la nîmoise a su se faire adopter. Il faut dire que depuis huit saisons, Victoire Nicolas arpente les parquets de Gironde, d’abord à Mérignac et depuis quatre ans sous le maillot du CA Bègles. « J’ai découvert la région à l’âge de 20 ans. Mon arrivée n’était pas programmée. Je n’avais jamais quitté le Gard. A tel point qu’au début, j’ai eu peur de ne pas y arriver. » 

En cause, un départ précipité de son club de toujours de Nîmes, obligé de déposer le bilan en cours de saison … en raison de gros problèmes financiers : « ça a été un choc. Nous étions à la lutte en tête du championnat et tout s’est arrêté subitement. Ça a été d’autant plus dur que c’est ma grand-mère qui avait créé ce club. La famille y était très attaché. »

Obligée de se relancer, Victoire a alors plusieurs options qui se présentent à elle, dont deux se détachent. L’une consiste a intégrer le centre de formation de Metz, le plus grand club de handball féminin du pays. L’autre émane de Mérignac pour intégrer l’équipe première alors en D2 : « Metz pouvait être séduisant mais cela m’obligeait a arrêter mes études. J’ai alors opté pour le projet mérignacais. Je tiens d’ailleurs à remercier René Vernet qui m’a beaucoup aidé durant ces années.» La demi-centre, qui avait dépanné plus d’une fois sur elle gauche, s’impose alors sous le maillot du MHB durant quatre saisons pleines, agrémentées de deux titres de championnes de France de D2 et d’une montée parmi l’élite. 85 matchs et 220 buts  et puis le départ pour Victoire Nicolas obligée de se diriger vers un nouveau projet : « Je voulais rester sur la région bordelaise. Le CA Bègles m’a paru une bonne option pour poursuivre ma carrière. Je ne regrette pas mon choix. Je fais même partie désormais des quelques joueuses les plus expérimentées du groupe.Mais heureusement, je ne suis pas encore la plus vieille » sourit-elle taquin. 

Mais à bientôt 29 ans, Victoire peut se targuer d’un solide bagage, précieux dans un groupe comme celui de Bègles en pleine reconstruction : « Nous vivons une saison particulière avec un renouvellement important de l’effectif, un nouveau coach. Mais c’est un super groupe, on s’entend toute bien. » Une bonne ambiance garantie par la gardoise qui avoue avoir « des facilités à aller vers les autres. » Une marque de fabrique qui fait du bien dans les vestiaires ou sur le parquet. Un terrain de jeu où Victoire Nicolas fait montre de combativité : « J’aime le jeu, je suis assez guerrière » rajoute la passionnée de hand : « J’ai toujours voulu pratiquer ce sport. J’ai commencé à huit ans, emboîtant le pas à maman, ancienne joueuse et internationale junior. Elle n’était pas très chaude pour que je perce dans ce sport. Elle connaissait les sacrifices que nécessitait une carrière. Mais la passion était la plus forte. Je porte d’ailleurs le numéro 11, celui de ma mère. »

De quoi poursuivre la passion pour une Victoire, porteuse de la flamme olympique le 23 mai dernier lors du parcours girondin de cette flamme et  qui allie travail dans le milieu bancaire et carrière sportive : « Je suis souvent obligée à prendre des congés les jours de matchs ou a travailler ces jours-là lorsque l’on joue a domicile. Mais l’envie de jouer au hand me guide. » Une double casquette qu’elle espère porter le plus longtemps possible.

Vincent Ferrandon

Crédit photo : CA Bègles

Vous serez peut-être intérressé par les articles suivants …

Des points pour se donner de l’air

Des points pour se donner de l’air

DES POINTS POUR SE DONNER DE L’AIR Le promu loubésien se déplace ce samedi à Angoulême avec l’envie de se rapprocher du maintien malgré une infirmerie qui se remplit. Rien n’est encore acquis. En sport plus qu’ailleurs. A cinq journées de la fin de...

lire plus
Les Etienne tiennent la barre

Les Etienne tiennent la barre

LES ETIENNE TIENNENT LA BARRE Entraîneurs principaux de l’ASPOM Bègles, Quentin et Flavien, les deux frères Etienne, profitent de leur forte proximité pour mener à bien les destinées de l’équipe première du pensionnaire de N2M. Entre eux, pas de...

lire plus
Une longévité nommée passion

Une longévité nommée passion

UNE LONGÉVITÉ NOMMÉE PASSION Alors qu’elle fêtera ses 40 ans dimanche, l’ailière droite Jessica de Andrade-Zaia continue de tenir sa place au sein d’une équipe de Mios-Biganos qui joue les premiers rôles en N1. Le week-end s’annonce marquant pour...

lire plus