DU SANG JAUNE ET NOIR
Maxime Ballade est non seulement le capitaine du Saint-Médard Basket mais aussi le joueur le plus ancien de l’effectif. Autant d’éléments qui aident à mener les Poudriers vers les sommets de sa poule de N3.
Il est l’âme de l’équipe. Maxime Ballade endosse aussi le costume de garant de la continuité de l’esprit du groupe de Saint-Médard. Il faut dire que le capitaine des Poudriers y a posé ses bagages depuis sept ans. Un bail dans le monde du sport moderne. Mais le principal intéressé, lui, ne voit pas passer les saisons : « Je me sens bien dans ce club, j’y ai mes marques, mes repères. J’aime aussi l’état d’esprit qui y règne. J’apprécie également beaucoup l’investissement des nombreux bénévoles qui entourent le club. C’est un signe qu’il fait bon vivre au Saint-Médard Basket. »
Un véritable plaidoyer aucunement forcé de la part du joueur de 28 ans qui est tombé dans la marmite du basket assez tardivement, à l’âge de 13 ans : « A la base, je suis issu d’une famille de footeux. Mais l’état d’esprit ne me correspondait pas trop. J’ai alors opté pour le basket car des copains y jouaient dans mon collège. J’ai rapidement été passionné par la pratique de ce sport. » L’ascension a alors été rapide pour l’ailier qui a fait ses classes à Langon avant de rejoindre Bègles, de revenir à Langon puis de s’installer à Mérignac à 16 ans. Durant cinq saisons, le jeune Maxime découvre la N3 avant de poursuivre son tour de Gironde pour cette fois s’installer pour de bon à Saint-Médard.
« Je suis le plus ancien de l’équipe a porter ce maillot Jaune et Noir qui représente tellement pour moi. » Une deuxième peau que Maxime Ballade a enjolivé par un brassard de capitaine : « J’ai pris le relais de Cédric Beesley lorsqu’il a arrêté de jouer. J’aime ce rôle. Dans le vestiaire, je laisse tout le monde parler. Nous avons quand même dans l’effectif des joueurs qui ont été pros. Mais lors des moments importants, je prends le lead. »
Ce combattant sans fin sur tous les ballons, qui possède une belle lecture du jeu, avoue avoir encore a régler la mire certaines fois lors de ses tentatives au panier « Je manque un peu de confiance sur le shoot » avoue-t-il. Le numéro 9 vit cependant une saison hors norme.
Papa en août dernier, ce rôle de père attentif lui occasionne beaucoup de fatigue. Mais en pro accompli, le moniteur transport dans la vie, ne laisse rien paraître sur le parquet alors que son club est en lutte pour la montée en N2 : « On fait une bonne saison. L’objectif d’accéder à l’étage supérieur est élevé mais nous sommes dans la course. Avec notre troisième place actuelle, à deux points du leader, nous sommes dans les clous. En plus, nous proposons du beau jeu. »
Nul doute que dès ce samedi soir avec la réception de Tursan, le numéro 9 donnera sa pleine mesure une fois de plus.
Vincent Ferrandon
Crédit photo : Saint-Médard basket