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JUSTINE LAHITTE
COLLECTIVE AVANT TOUT

Membre active du Stade pessacsise depuis de longues années, la béarnaise a découvert la D2 la saison dernière en même temps que son club. L’exercice 2024-2025 est celui de la confirmation pour l’arrière gauche.

Son influence va grandissante. Au SPUC depuis sept saisons, Justine Lahitte vit une période dorée sur le terrain comme en témoigne sa dernière sortie avec son équipe face à Vaulx-en-Velin (29-29), rencontre au cours de laquelle l’arrière gauche a inscrit huit buts. Une prestation XXL qui démontre la montée en puissance d’une joueuse pour qui l’amour du maillot fait sens « Cela fait sept ans que je joue à Pessac. J’ai vécu beaucoup de challenges avec le club, d’un combat pour le maintien en N1 à une montée en D2 et un titre de championne de France de N1. J’ai à cœur de véhiculer les valeurs du club, afin de conserver notre ADN qui nous a guidé jusque là. » 

Le collectif comme un leitmotiv pour la joueuse d’1,75 m qui préfère parler groupe plutôt que de se mettre trop en avant. « Je suis plutôt discrète dans un vestiaire, c’est une manière de se concentrer sur le match. Mais j’aime aussi échanger avec mes coéquipières que ce soit sur des aspects techniques et l’état d’esprit collectif. » 

L’heure de la maturité en somme pour Justine qui peut aussi se targuer de participations aux championnats d’Europe de Beach handball en 2018 tout comme d’une sélection pour les championnats d’Europe universitaire qui se sont disputés au Monténégro à l’été 2023, un an après avoir déjà raflé, en compagnie de ses coéquipières pessacaises Léa Souvercaze, Jade Giraud et Léa Heuré, la médaille de bronze aux Jeux Européens 2022. 

De l’expérience toujours bonne à prendre pour la béarnaise qui s’est prise de passion pour son sport un peu par hasard : « J’ai commencé le handball chez moi au club de Lescar car le père d’une amie y était entraîneur. Il a fait venir toutes la bande de copine, et ça nous a bien plu. Pourtant, je ne suis pas issue d’une famille de handballeur. Mon papa faisait lui du rugby mais il est passionné de sport ».

L’ascension est cependant rapide pour la jeune joueuse qui jongle entre études et handball. Jusqu’au grand saut: « J’ai quitté le Béarn pour la Gironde à 15 ans pour y intégrer le Pôle Espoir de Talence. J’étais contente de débuter cette aventure et de découvrir ce qu’était le sport de haut niveau. Finalement être loin de ma famille a fait que je me suis rapprochée d’elle car les retrouvailles étaient courtes et donc précieuses. »

Un éloignement qui n’a pas altéré son envie de tout donner sur le terrain, même si tout n’a pas été rose sous le maillot des Violettes : « J’ai vécu beaucoup de grands moments avec l’équipe. La montée en D2 et le titre de championne de France N1 sont les plus beaux souvenirs. A contrario, le pire souvenir reste la défaite en barrage d’accession à la D2 face à Toulouse au printemps 2022 après une saison quasi parfaite. Il a ensuite fallu se remobiliser pour atteindre notre objectif l’année suivante, et cela n’est pas facile à faire quand on passe si près. »

Bien calé dans le ventre mou du championnat après une première saison en D2 a tutoyer les équipes de tête, Pessac peut s’appuyer sur la vista et la combativité de sa numéro 7. Un numéro qui possède une justification pour Justine:qui sourit : « Petite, je jouais avec le numéro 5 mais quand je suis arrivée à Pessac, il n’était pas disponible. Alors j’ai choisi le 7 qui est le jour de naissance de mon papa. » 

Un flocage comme une marque de fabrique pour JL7 qui allie handball de haut niveau et travail à responsabilité en tant que chargée emploi compétences « Avoir un double projet, sportif et professionnel, n’est pas chose facile. Il faut être capable de switcher assez vite de l’un à l’autre pour répondre toujours présente. Cela demande de l’organisation, et beaucoup de concentration. Même si c’est fatiguant, c’est aussi très stimulant et challengeant car l’équipe se renforce chaque année.Cela implique d’élever son niveau de jeu. C’est plus intense, plus rapide. J’apprends beaucoup, et évoluer auprès de joueuses talentueuses, c’est une chance pour progresser. » 

Un défi à la hauteur de la pessacaise qui compte bien poursuivre son ascension.

Vincent Ferrandon

Crédit photo : Luka Fayon (Spuc)

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