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LE BAROUD DE LÉNA

Gênée par les blessures et les problèmes physiques, Léna Diawara, la centrale du Haillan en N2, va arrêter sa carrière en fin de saison. Mais elle compte bien tout donner auparavant au service de l’équipe.

Le verdict est tombé. Et le corps a parlé. Les pépins physiques se faisant de plus en plus denses, notamment au dos, Léna Diawara va lâcher l’affaire. A seulement 19 ans, la haillanaise va dire stop en fin de saison : « J’ai le dos bloqué depuis trois mois, entre autres choses. Je dois penser à mon avenir et au futur. Il est plus raisonnable que j’arrête de jouer au volley en fin de saison. »

La trajectoire de Léna dans ce sport aura donc été météorique. A peine cinq ans après ses débuts, la centrale va arrêter alors qu’elle a découvert la N2, le troisième niveau national l’an dernier, à peine trois ans après ses premiers pas à Bruges. 

La détermination, l’envie de voir plus haut, le talent aussi ont donc permis à Léna de gravir les échelons quatre à quatre. Pas vraiment une surprise pour cette touche à tout : « J’ai essayé le badminton, le football, la danse, l’athlétisme. Je ne trouvais pas vraiment de sports à ma convenance avant de découvrir le volley. Il faut dire que j’ai besoin de toujours viser le plus haut possible. Je n’aime que monter, c’est ce qui me motive. C’est une volonté chez moi. J’ai toujours besoin de passer des caps. Je pense d’ailleurs qu’en Gironde, je ne pouvais pas aller plus haut que la N2 actuellement. Et comme je n’ai pas envie de partir de Bordeaux, j’estime être allée au maximum de ce que je pouvais dans le volley. »

Une compétitrice précieuse alors que Le Haillan lutte pour garder sa place en N2. Le discours rassembleur n’est d’ailleurs jamais bien loin : « Il ne faut pas que nous lâchions. En volley, le mental, c’est 70% de la réussite » estime la future étudiante en petite enfance qui envisage un métier de puéricultrice dans le futur.

Une leader qui ne se cache pas : « J’aime m’exprimer, je dis les choses, peut être même un peu trop » sourit-elle. En attendant, son équipe peut compter sur sa centrale contrariée « j’aurais aimé jouer à la pointe »  pour mener à bien les cinq matchs restants de la saison. Pour cela, Léna va puiser dans ses ressources en jouant de sa détente, de sa force et de son sens du jeu : « Je veux aider Le Haillan a garder sa place en N2. Je vais me donner à fond. »

Et s’assurer ainsi la plus belle des sorties.

Vincent Ferrandon

Crédit photo : Sports33.fr

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