LE DILEMME D’AALIYA
Après une saison pleine à Lège Cap-Ferret en N2, la pivot Aaliya Mohamadi devra s’adapter à son futur statut d’étudiante l’an prochain.
Un cap important. D’ici un mois, Aaliya Mohamadi va plancher sur les épreuves du bac général. De quoi ouvrir une nouvelle vie à la jeune femme de 18 ans qui se dirige vers un cursus universitaire l’an prochain : « Je souhaite intégrer une prépa commerciale l’an prochain. Je sais que je vais avoir beaucoup de travail. Je vais, je pense, devoir mettre la pédale douce sur le handball à mon grand regret. Mais hors de question d’arrêter le sport et le hand. C’est sûr, je reprendrai l’an prochain une licence à Lège Cap-Ferret. Mais je risque de louper quelques entraînements. »
Même à mi-temps, Aaliya s’avère quand même un élément important au sein d’un collectif légeois, très bonne surprise de la saison en cours avec une troisième place au classement de sa poule de N2. Des résultats qui ont aussi boosté la lycéenne qui avait effectué un choix important l’été dernier : « Après des premiers pas au Haillan, j’ai rapidement intégré le MHB. J’ai gravi toutes les étapes à Mérignac jusqu’à jouer en N1 avec l’équipe réserve. Mais j’ai senti l’an dernier qu’il était temps de voir autre chose. J’ai alors opté pour Lège Cap-Ferret et je ne le regrette pas. J’y ai rapidement trouvé mes marques. »
De quoi satisfaire une Aaliya dont le coeur bat au rythme du handball. « C’est le sport de la famille, sourit-elle. Au début je n’étais pas fan de cette discipline mais j’ai appris à l’aimer. Mes parents y ont joué, mon frère Noah évolue à Bruges en N1. Moi, j’ai débuté sans pression. Ce n’est qu’au pôle que je me suis dit que jouer à bon niveau était possible. »
Une aubaine pour Lège Cap-Ferret qui peut bénéficier de l’abattage de sa numéro 94 : « Je cours partout, j’ai une grosse mobilité. Et puis, en défense, je donne tout pour obtenir la victoire tout en prenant du plaisir. »
La pivot de Gironde estime d’ailleurs « avoir progressé cette saison. » Un exercice qui va compter même si Aaliya avait choisi l’été dernier de reculer d’un cran : « Au début, passer de N1 à N2 me faisait un peu peur. Mais j’ai pris en confiance, en temps de jeu. Lège me correspond bien, c’est un club bienveillant, parfait pour moi. Je suis d’ailleurs une des joueuses les plus jeunes du groupe mais je suis à l’aise au milieu de ce collectif.»
Une aventure qui va durer avec les études en toile de fond.
Vincent Ferrandon
Crédit photo : Sports33.fr


