GIOVANI TRACE SA ROUTE
Cadre de la Jeunesse Villenevaise en R1, l’attaquant Giovani Antunes a vécu une saison en demi-teinte mais affiche sa faim pour la suite de sa carrière.
Les saisons se suivent mais ne se ressemblent pas. L’an dernier, Giovani Antunes avait fait parler la poudre, accumulant neuf réalisations pour 14 passes décisives. Un ratio qui ne sera pas atteint cette saison : « J’en suis à trois buts et trois passes décisives » énumère l’attaquant de la Jeunesse Villenavaise qui poursuit : « J’ai eu un peu moins de temps de jeu en 2025-2026. Certaines saisons sont différentes. J’espère me rattraper par la suite. »
Un Giovani qui a su se montrer décisif lors du dernier match de championnat disputé samedi dernier, en égalisant face aux Girondins de Bordeaux, une rencontre finalement remportée par les siens (4-2). Mais les chiffres peuvent être trompeurs concernant l’offensif villenavais qui présente un profil atypique : « Je ne suis pas obnubilé par le but. Si je peux faire une passe à un partenaire plutôt que de marquer, je le ferai. On me le fait remarquer certaines fois mais l’altruisme, c’est important pour moi. »
Une volonté de jouer en équipe née très tôt chez le joueur de Gironde qui ne rêvait que de football : « C’est le seul sport que je voulais pratiquer. Petit, c’était football et rien d’autre. » De quoi susciter une vocation dès la première licence prise par Giovani au CS Portugais : « C’est mon club de coeur d’autant que je suis originaire du Portugal. J’y suis resté dix ans. » Une formation solide avant un départ vers Mérignac Arlac en U13 puis au SAM jusqu’en U19 et un retour à Arlac avorté pour cause de Covid.
Une montée en puissance qui se confirme avec une signature à Cestas. Durant deux saisons, l’attaquant découvre le niveau R1. Une division dans laquelle Giovani excelle également depuis trois saisons à Villenave où il peut faire valoir sa vitesse ou sa capacité à répéter les efforts.
Le « plus passeur que buteur » comme il se définit ne se fixe pas de limite. A 26 ans, une aventure au niveau au dessus ne serait ainsi pas pour déplaire à un joueur qui exerce aussi le métier de taxi au quotidien : « Si l’occasion se présente, je ne dis pas non pour tenter ma chance en N3. » De quoi motiver le supporter du Real Madrid et de Cristiano Ronaldo, fan de football, sur le terrain ou devant un match : « Pour moi, ce sport, ça ne doit être que du plaisir. J’aime retrouver le groupe, évoluer avec mes potes. C’est ce qui me pousse, mon essence. Je suis là pour aider l’équipe et je le fais du mieux que je peux. »
Une tactique payante.
Vincent Ferrandon
Crédit photo : Régis Hazenfus


