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LA COMBATTANTE NE LÂCHE RIEN

Marraine de Sport33.fr, Léa Lignières est engagée dans l’opération maintien du Mérignac Handball. Une équipe dont elle est la capitaine depuis cette saison, six ans après son arrivée. Un MHB qui bénéficie pleinement de l’implication de l’ailière gauche.

Elle incarne le MHB. L’idylle entre  Léa Lignières et le club mérignacais dure désormais depuis six saisons. Un long bail qui devient inhabituel dans le sport de haut niveau mais que ne renie pas l’ailière gauche, arrivée en Gironde à l’été 2020 : « J’ai rapidement pris mes marques dans ce club. Dès ma signature, je m’étais inscrite dans un projet à long terme avec Mérignac.Mais je ne savais pas que j’allais rester aussi longtemps. »

Une fidèle qui a passé les embuches de saisons à lutter pour le maintien ou à attendre un repêchage à l’instar de l’été 2023. Pas de quoi faire changer d’avis la numéro 6 du MHB qui a repris le brassard de capitaine à l’intersaison suite au départ à Bègles de Julie Dazet : » Cette saison, nous sommes très peu de joueuses expérimentées dans le vestiaire. Mon rôle est d’impliquer tout le monde, de dire au groupe de ne pas lâcher » estime la joueuse, impliquée pleinement dans le projet MHB au delà du destin de l’équipe première: « Je ne suis pas que sur la partie pro. J’entraîne aussi les jeunes. J’aime aussi cette fonction. Et puis je suis bien ici, je me sens mérignacaise même si je reste nantaise de coeur, c’est quand même ma ville » sourit-elle.

Nantes, le berceau de la famille Lignières, une famille tournée vers le handball. Les petits frères Jules et Malo évoluent ainsi tous les deux en Proligue (D2), à Frontignan pour le premier et à Valence pour le deuxième . Un sport vers lequel Léa s’est dirigée toute petite. 

L’ailière gauche a alors franchi toutes les étapes au sein de son club formateur de Nantes jusqu’à porter très jeune le brassard de capitaine de l’équipe première au plus haut niveau. « Mais en 2020, j’avais senti que pour progresser, il fallait que je parte, un besoin de prendre mon envol. »

Aujourd’hui, à  29 ans, la joueuse toujours disponible et affable  possède encore des projets même si elle ne voit « pourquoi pas finir ma carrière à Mérignac. J’y suis bien. » Cart les challenges sportifs ne manquent pas. A commencer par ce maintien a aller chercher, Graal du club chaque saison. Les mérignacaises se retrouvent actuellement à la dernière place du classement en queue d’un peloton de quatre équipes qui se tiennent en deux points. Rien n’est donc perdu pour des girondines qui reçoivent Besançon, sixième au classement, ce mercredi soir : « Nous devons prendre des points le plus rapidement possible. Dans ce championnat, à part deux-trois équipes, tout le monde peut battre tout le monde. Moi j’y crois. » Un MHB qui pourra une nouvelle fois compter sur la rage de vaincre et l’engagement total de sa capitaine. Un bien précieux.

Vincent Ferrandon

Crédit photo : Loïc Cousin

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