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ANAÏS VA DIRE STOP

Après une série de blessures qui auront jalonné une carrière vécue au haut niveau et remplie de performances, Anaïs Harel, la gardienne de l’US Mios-Biganos va raccrocher les gants en fin de saison pour se soigner.

La fin du voyage. D’ici quelques semaines, la carrière d’Anaïs Harel va prendre fin. Une décision prise par la gardienne de but de l’US Mios-Biganos qui a choisi la raison : « J’ai subi beaucoup de blessures durant ma carrière et elles commencent à s’aggraver. Je devais déjà raccrocher la saison dernière mais j’ai continué un an de plus pour aider le club. Mais cette fois, il est temps d’arrêter ma carrière. »

Le corps du dernier rempart du club du Bassin d’Arcachon a besoin d’une nouvelle vie. Anaïs étrenne ce qui l’attend : « Je vais devoir me faire opérer du dos, recevoir deux prothèses de hanches et de genoux.  Le médecin m’a même dit que j’avais une pathologie de danseuse de French Cancan tellement j’ai levé mes jambes durant ma carrière » rigole l’héraultaise d’origine qui a gardé sa pointe d’accent chantant.

A 34 ans, c’est donc une page importante de la vie d’Anaïs Harel qui va se refermer. Une page débutée chez elle sous l’égide de Didier, son papa, coach de handball et qui, en visionnaire averti, a vite décelé les aptitudes de sa fille pour le sport et le hand : « Il a beaucoup compté dans ma carrière. Il me faisait faire des exercices en plus, il me donnait des conseils, m’a longtemps suivi. Il n’est malheureusement plus là mais je lui dois beaucoup. Je sais qu’il serait fier de moi. »

Une évidence, tant les qualités d’Anaïs saute aux yeux, d’abord au poste d’ailière puis très vite dans le but. Un positionnement qui n’avait rien d’évident à la base : « Un jour, il manquait une gardienne pour un match. Personne ne voulait aller dans le but, on regardait toutes nos pieds. Finalement j’ai été désignée par tirage au sort. J’ai sorti un match de folie. Le coach m’a dit que je n’allais plus bouger des cages. J’ai appris à beaucoup aimé ce poste, je me suis dit que j’étais peut être faite pour ça. »

Et pour cause, le déclic se produit. Et les voyages commencent : « J’ai fait quinze clubs durant ma carrière notamment Montpellier, Nîmes, Plan de Cuques, Fleury-les-Aubrais, Cannes, Narbonne Saint Flour, Le Havre ou Octeville où je me fais les croisés lors du match de la montée en D2. Un tour de France qui prend fin avec sa signature à l’US Mios-Biganos voici sept saisons. »

Depuis son arrivée en Gironde, Anaïs s’est posée : « Je suis comme chez moi maintenant » lance l’animatrice en maternelle qui affectionne un moment précis dans un match : « J’aime le duel à six mètres, je suis très joueuse, les tirs à six mètres me motivent. Et puis, j’apprécie de pouvoir initier les contre-attaques » se veut malicieuse la gardienne d’1,73 m qui peut se targuer aussi d’une solidité sur sa ligne et « d’un levé de jambes  qui me vaut aujourd’hui des problèmes physiques. »

Reste à bien aborder la dernière partie de saison, sa dernière personnelle aussi : « Le handball va me manquer c’est certain. Mais sur ces ultimes matchs, j’entends prendre le maximum de plaisir. Lors de notre voyage à Nantes dimanche, c’était oin, c’était long mais moi j’ai apprécié, je sais que je ne vivrai bientôt plus ces instants en mini bus avec le groupe. Je n’ai plus rien à perdre, je vais me lâcher, je veux profiter. »

Anaïs le mérite.

Vincent Ferrandon

Crédit photo : Sports33.fr

 

 

 

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