LE BEAU VOYAGE DE GÉRARD
Gérard Philip, ancien du Bouscat, du BEC et de Léognan, possède l’un des parcours les plus atypiques pour un joueur du petit archipel du Vanuatu.
Ii a vu du pays. Le solide talonneur découvre le rugby sur le tard en Nouvelle Calédonie au club des Champagnat Vallée des Colons à Nouméa , suivi d’un passage dans l’un des clubs les plus prestigieux d’outre-mer au Stade Calédonien, lequel a formé une grande majorité des joueurs océaniens évoluant en France, puis une pige dans le Olympique de Nouméa, avant de soulever son premier trophée avec le Petit Train de Paita.
Il débarque en Métropole du côté de Versailles où il apprend les bases du rugby. Après cela, Gérard fait un passage éclair du côté du Bouscat. Le Vanuatais arrive ensuite du côté de l’Usan rugby en Dordogne « J’ai vraiment trouvé ma place à L’Usan. C’était un club de village où j’ai pu m’épanouir pleinement étant champion en réserve de PH du Périgord agenais. Ensuite, j’ai reçu quelques propositions mais avec la vie familiale, c’était compliqué. J’ai eu une période creuse avec le Covid. J’ai alors continué avec l’Usan qui jouait en Fédérale 3 ».
Finalement, Gérard quitte la Dordogne pour découvrir une nouvelle région et avoir une autre vision du rugby. Direction Manosque en R1 avec une double licence avec le AUC évoluant en Fédérale 3. Il y joue une saison. Fin 2022, il quitte la région PACA pour rejoindre le BEC où ses deux frères ont évolué. Après deux saisons du côté du club de Gironde, il signe de nouveau en Fédérale 3 du côté de Léognan : « Ce club m’a redonné envie de reprendre ce sport qu’est le rugby alors que je voulais arrêter. Léognan est un club qui représente toutes les valeurs du rugby. C’est plus qu’un club, c’est une famille ».
Après un passage furtif du côté de la Ciotat en R2, où la passion du rugby était différente, Gérard a préféré arrêter sa carrière et se focaliser sur son avenir professionnel : « A l’heure actuelle, je monte un projet dans le village ou je vis mais cela ne restera que du loisir plus que de la compétition. J’ai toujours réussi a gérer sport et vie professionnelle mais j’avoue qu’au début, c’était dur. Mais avec le temps j’ai pu réussir a associer les deux mêmes si parfois je me disais d’arrêter. J’avais peur d’être moins productif au travail mais j’ai pu passer outre tout cela ».
Gérard Philip suit de très près l’évolution du rugby de son archipel : « Je suis pas mal l’actualité du rugby au Vanuatu. I y a un très bon vivier sportif en 7, même à 13 et a XV aussi. Mais pour développer le rugby vanuatais, la clé est d’affronter des équipes qui se trouvent sur la scènes mondiale en 7 a 13 ou même a 15 pour que le rugby vanuatais puisse se développer mais je suis sûr qu’il y arrivera ».
Alex Cazenave
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