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LA QUÊTE D’ANAÏS GUY

La co-capitaine du BEC vise une montée en NF2 en fin de saison, un niveau qu’elle découvrirait pour la première fois de sa carrière.

L’objectif est défini. Le BEC et sa joueuse qui possède le plus d’ancienneté au club de son effectif regardent dans le même sens : « Après avoir terminé deuxièmes de notre poule de NF3 la saison dernière, nous visons clairement une accession en fin d’année. Ce serait un rêve de pouvoir fêter ça avec le BEC. »

Une ambition qui sied à l’ailière, cinq ans de maison bordelaise et qui, à 32 ans, n’a encore jamais pu évoluer au dessus du niveau N3 : « A un moment, j’aurai pu y goûter. Mais entre le sport et le travail, ce n’était pas très simple. Il faut savoir tout concilier et j’ai choisi d’assurer ma vie professionnelle en parallèle au sport » explique la lot-et-garonnaise qui travaille dans le milieu bancaire. 

Un choix qui n’empêche pas Anaïs de concilier vie professionnelle et passion pour le basket, un sport découvert très jeune : « Je suis issue d’une famille de basket. La voie était toute tracée. J’ai commencé à l’âge de 5 ans et depuis 27 ans, je n’ai jamais décroché. »

Un apprentissage passé chez elle à Agen avant de venir s’installer en Gironde voici cinq ans et de rejoindre le BEC dans la foulée.

Au sein du club bordelais, la combativité d’Anaïs Guy s’avère précieuse au quotidien à un groupe qui s’est renforcé d’éléments ayant connu des niveaux au dessus : « C’est intéressant car on apprend de tout le monde, assure la co-capitaine de l’équipe. On apprend des anciennes, des expérimentées, des plus jeunes. Tous ces profils forment un groupe et le notre au BEC vit bien. Pour ma part, le fait de porter le brassard me donne une certaine légitimité, notamment dans le lien entre les joueuses, le club et le staff.»

De quoi remplir ses envies : « Je veux prendre du plaisir en jouant, en allant aux trois entraînements par semaine, en disputant les matchs les week-ends. Mais je suis aussi une compétitrice. Si j’ai moins de temps de jeu mais que l’équipe gagne, ça me va bien. Je suis une joueuse qui ne lâche rien, une battante qui va jusqu’au bout. J’aime défendre, je donne tout sur une rencontre, tout ça pour le collectif. »

Une combativité qui sera précieuse pour l’équipe bordelaise en quête de son Graal. Après trois matchs de championnat, le BEC a ainsi remporté deux de ses trois matchs, avec deux grosses performances à la maison, deux succès face à Cornebarrieu (75-40) et Pessac (82-62).

Des résultats à même de combler Anaïs dans son ambition de découvrir des terres inconnues l’an prochain. 

Vincent Ferrandon

Crédit photo : BEC Basket

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