FLOIRAC-CENON DOIT GÉRER L’ENJEU
Les joueuses de la Rive-Droite reçoivent une équipe de Celles/Belle, elle aussi relégable. A six journées de la fin de la saison, les points s’avèrent précieux pour garder sa place en N1F même si toute pression pourrait s’avérer contre-productive.
Elles vont bientôt être fixées. Les promues du CM Floirac Cenon s’apprêtent à en savoir un peu plus quant à leur avenir en Nationale 1. Car ce week-end, les joueuses de Gironde, dernières de la poule, accueillent la réserve de Celles/Belle, seulement distante d’un petit point au classement.
Autant dire que c’est un choc de bas de tableau qui attend une équipe du CM Floirac-Cenon qui aperçoit la zone de maintien à six unités. A six journées de la fin de la saison, au regard des chiffres bruts, l’optimisme peut paraître mesuré puisque le bilan actuel fait état de sept défaites lors des sept dernières journées de championnat.
Mais en sport, l’espoir est vivant tant que mathématiquement rien n’est perdu. Autre motif d’espoir, les dernières sorties des promues qui se rapprochent de plus en plus du Graal : « L’équipe progresse, assure Franck Fischerkeller, le coach. Nos dernières prestations en sot la preuve. Contre le leader Côte Basque, malgré la défaite (17-20), l’équipe reste au contact. La semaine dernière, à Angoulême (29-22), autre équipe de tête, nous sommes à égalité à la pause avant de voir l’écart se creuser en sept minutes à la reprise. On défend toujours aussi bien, le collectif est cohérent sur grand espace. Mais nous pêchons encore trop dans la finition. »
Un déficit aux shoots qui a coûté des points précieux à une équipe du CM Floirac Cenon qui a arraché sa montée lors de la dernière journée de championnat l’an dernier et qui prouve sorties après sorties que sa place à ce niveau n’est en rien usurpé.
Le groupe a aussi subi des contrariétés depuis le début de championnat entre mutations professionnelles et blessures longues durée d’éléments cadres ou matchs perdus sur tapis vert : « Malgré tout ce qu’on a vécu, nous sommes toujours dans la course, analyse Franck Fischerkeller. Je sens néanmoins de la frustration chez les filles car elles travaillent bien mais n’en sont pas récompensées. A ce stade de la saison, tous les matchs sont importants, à commencer par celui de ce week-end. Mais l’erreur serait de tomber dans le piège d’être trop crispées en abordant cette rencontre. J’ai voulu dédramatiser cette confrontation car la pression est contre productive sur ce genre de match. Je sens néanmoins que nous sommes de plus en plus proches de la victoires. »
L’opération remontée au classement pourrait bien débuter ce week-end.
Vincent Ferrandon