LES MONTAGNES RUSSES DU CM FLOIRAC
Le club de la Rive-Droite a connu une saison mouvementée entre départs de coachs et résultats en dent de scie.
La saison a été longue. Un exercice 2024-2025 loin de ressembler à un long fleuve pour une équipe du CM Floirac qui s’est heurtée à de nombreux écueils. Car après une descente voici deux ans, une saison dernière moyenne, le club de la Rive-Droite nourrissait l’ambition de redresser un peu la barre. Mais la neuvième place actuelle du club dans sa poule de Fédérale 1 trahit les difficultés rencontrées : « Nous enregistrons des résultats en dent de scie, concède le président Nicolas Guyamier. Nous avons aussi mis fin au contrat du coach Richard Hill fin novembre d’un commun accord. Et puis, les derniers résultats de l’équipe ne nous ont pas été favorables avec une série négative. Heureusement, le succès acquis sur le Stade Bagnerais (40-25) le week-end dernier a fait du bien. »
Les floiracais ont ainsi traversé une période de quatre défaites de rang en championnat. Une disette qui a emporté Grégoire Yachvili, l’entraîneur des avants, qui a présenté sa démission mi-février après le revers contre Castillon (14-16), le dernier de la poule. Un contexte difficile qui a propulsé Laurent Ferrères en première ligne.
Le coach, arrivé cet été au CM Floirac et qui encadre aussi les Sevens dresse un portrait de la situation sans faux-semblants : « Nous vivons une saison difficile. Richard Hill est parti après le premier tiers du championnat. Nous n’avons pas de stabilité financière. Grégoire Yachvili est parti à son tour. Quand je m’engage, je reste mais c’est la première fois que je vis ce genre de situation depuis que je coache. Je nourris des objectifs personnels et professionnels très élevés et je me retrouve tout seul aux commandes d’un groupe dont je n’ai rien décidé quant au recrutement ni sur la préparation physique.Il m’a fallu développer d’autres compétences sur le jeu des avants, dans le management. Je prends cette période avec beaucoup de philosophie. Après tout, ce n’est que du sport. »
Reste pour le club de Gironde à bien terminer une saison au cours de laquelle demeure un petit enjeu sportif. « Nous pouvons encore accrocher une place de barragiste mais il va falloir faire le plein sur les trois derniers matchs. Malheureusement, je ne serai pas là dimanche pour accompagner l’équipe à Layrac (10e). Je pars à Hong-Kong avec les Sevens de l’UBB. Il n’était pas prévu à l’époque je me retrouve seul sur le banc de Floirac. J’ai responsabilisé les joueurs comme je l’avais fait après le départ de Grégoire Yachvili, avoue Laurent Ferrères. J’espère qu’ils pourront au moins assurer le maintien dimanche, lors d’un match que je ne pourrais pas piloter. D’après mes calculs, il ne nous manque que deux points pour assurer ce maintien. Je regrette d’ailleurs les matchs perdus contre Castillon à l’aller et au retour ainsi que certaines rencontres qui, par malchance, n’ont pas tourné en notre faveur. Nous serions plus haut au classement. Je constate aussi que lors de la phase aller, nous sommes allés prendre des points chez les gros. Mais nous n’avons pas été en réussite, le club était moribond cette année. Mais il nous reste une chance infime pour nous qualifier pour les phases finales. Jouons-là jusqu’au bout. »
Vincent Ferrandon
Crédit photo : CM Floirac Rugby