LES DÉCOUVERTES D’ENOLA BORG
L’arrière-gauche du MHB découvre cette saison la D1; Des prestations qui ont tapé dans l’oeil du Brest Bretagne Handball, vice-champion de France que ralliera Enola Borg l’an prochain.
Elle progresse à vitesse grand V. Joueuse de N1 à Mios Biganos voici deux ans, de D2 l’an dernier, Enola Borg a découvert la D1 cette saison avec Mérignac avant de s’envoler vers les vice-championnes de France brestoises en 2024-2025. Une ascension express qu’elle vit accompagnée. Lylou sa jumelle, qui vient de fêter sa première sélection en équipe de France, fait ainsi aussi partie de l’aventure MHB, avant de filer l’an prochain direction Metz, l’autre mastodonte du handball français : « ça va faire drôle de ne plus la voir au quotidien. Nous serons éloignées, à l’autre bout de la France, adversaires même pour jouer le haut du tableau de notre sport, mais les liens continueront à être forts entre nous deux. »
En attendant, l’arrière gauche mérignacaise poursuit son apprentissage au sein d’une Elite qu’elle découvre cette saison. Patiente, la numéro 14 du MHB avait fait le pari d’une progression par étapes en signant l’an dernier à Pessac en D2 plutôt que de tenter l’aventure directement en D1 comme sa soeur Lylou : « Je ne regrette pas d’avoir fait le choix de m’aguerrir en D2 la saison dernière. J’ai pu passer des paliers là-bas qui m’ont permis de pouvoir franchir les étapes sans me précipiter. J’avais besoin de ça. D’ailleurs, je m’aperçois de la différence entre la D2 et la D1. Physiquement, les exigences ne sont pas les mêmes. Je vois que c’est compliqué au niveau du cardio, du rythme. J’ai été bien intégrée par le groupe en début de saison. Ça a facilité mon adaptation. Mais c’est vrai qu’au niveau des entraînements, de l’intensité des rencontres, j’ai vu que je devais franchir une marche nettement plus haute.
A 19 ans, Enola, championne du monde U20 avec l’équipe de France l’été dernier, a pris de l’avance et apprend rapidement même si elle considère encore devoir « améliorer son physique et sa vision du jeu. » Des petits manques que l’étudiante en deuxième année de Staps devrait vite gommer, avec les conseils avisés de Jean-Charles le papa, actuel entraîneur de Mios-Biganos en N1F et de Myriam, la maman, une des icônes du handball féminin, auréolée d’un titre de championne du monde en 2003.
L’avenir immédiat pour Enola Borg passe par le collectif et un maintien à aller chercher pour le MHB : « J’y crois, nous jouons de mieux en mieux, nous prenons des points précieux et nos dernières sorties ont été encourageantes. »
Il sera alors temps pour elle de quitter la Gironde pour rejoindre Brest pour la saison prochaine. Une arrivée annoncée le mois dernier « Je suis hyper contente de jouer pour cette grosse équipe. Cela va être un gros challenge. C’est aussi stressant d’intégrer un aussi gros effectif, ce sera la première fois que je partirai loin. Mais dans une carrière, nous n’avons pas beaucoup de ce genre d’opportunité. Je veux le vivre pleinement. »
Vu la progression linéaire de l’arrière gauche, le pari pourrait bien s’avérer être vite gagnant.
Vincent Ferrandon
Crédit photo : Loïc Cousin