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LA MÉLODIE DU BONHEUR

Sacrée championne du monde universitaire avec la France cet été, Mathilde Plais s’apprête à entamer sa deuxième saison sous les couleurs de Pessac en D2.

Le rêve est devenu réalité. Devenir championne du monde, qui plus est dans sa salle, l’exploit est rare. C’est pourtant ce qu’à réussi à faire l’ailière gauche Mathilde Plais. En juin dernier, lors des Mondiaux universitaires organisés à Pessac, les équipes de France masculines et féminines ont mis le pied sur le toit du monde. Un souvenir encore bien vivace dans l’esprit de Mathilde : « Ce titre reste un moment magique. Je suis très heureuse d’être allée au bout de ce mondial avec un très bon groupe. La finale avait en plus lieu à la salle Bellegrave de Pessac, devant mon public. C’est un souvenir qui restera. Et j’avoue que la médaille se trouve depuis à un endroit bien placée chez moi » sourit l’ailière gauche qui a rempilé à Pessac cette année après une saison 2025-2026 pleine : « Il s’agissait de mon premier départ. Je suis originaire des Bouches-du-Rhône. J’ai été formée à Plan de Cuques et j’ai toujours porté ses couleurs jusqu’à mon départ pour la Gironde l’an dernier. Je n’étais jamais partie de chez moi mais j’ai senti que c’était le bon moment de voir autre chose, de découvrir un nouvel environnement. »

Un recul de l’Elite à la D2 qui s’est avéré être une bonne pioche tant niveau sport que niveau mental. Car Mathilde sortait tout juste d’une période de doute au moment de rejoindre Pessac : « Je me suis blessée aux ligaments croisés du genou la saison avant mon départ. Ça n’a pas été une période facile mais je vois que cet arrêt a un peu changé ma perception de la pratique de mon sport. Je voulais avant tout reprendre du plaisir à jouer, à pratiquer le handball. C’est ce qui s’est passé l’an dernier. » Et peu importe que la méridionale descende d’une division pour cela : « Redescendre d’un niveau, finalement, ça fait du bien. J’ai pu avoir du temps de jeu, trouver rapidement mes marques dans ce collectif.»

Le contraire aurait été étonnant. La numéro 10 du Spuc ne passe ainsi pas inaperçue dans un groupe : « Je parle beaucoup, rigole-t-elle. J’ai ce côté leadership naturel. J’ai toujours été comme ça, c’est mon caractère. » Un caractère qui se traduit sur les terrains depuis son plus jeune âge. A quatre ans, Mathilde imite sa maman, joueuse de hand et rejoint son frère sur les parquets. Depuis, la progression s’avère linéaire pour une joueuse qui se dépense sans compter durant les soixante minutes de jeu : « Je montre de la fougue, du caractère. J’en ai un bien trempé que je mets au service du collectif. Je suis aussi satisfaite car je me suis montrée efficace devant le but l’an dernier. »

A 23 ans, la panoplie s’étoffe pour la nouvelle championne du monde qui voit aussi que les années tournent : « Le groupe s’est beaucoup rajeuni cette année. C’est fou, je suis à classer dans les anciennes. »

Les belles années sont pourtant bel et bien devant pour l’étudiante en DUT GEA, axé sur la finance qui va remettre la main à la patte cette année pour passer un master Management Administratif et Financier. De quoi enrichir les journées d’une marseillaise qui a les crocs : « J’attends avec impatience la reprise du championnat et de la compétition. Je veux prendre du plaisir, performer. »

Un programme qui ne demande à s’appliquer.

Vincent Ferrandon

Crédit photo : Luka Fayon

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