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L’ANNÉE DES PREMIÈRES

Début en N2, début en sélection marocaine, la saison 2025-2026 s’annonce charnière pour Hajar Gahouachi, la gardienne de but du Lège Cap-Ferret Handball.

Le sentiment a vite disparu. « J’avoue que j’appréhendais beaucoup en début de saison. Je découvrais un nouveau niveau de mon sport, je changeais d’environnement en arrivant en Gironde. Il s’agissait de gros changements. Il fallait que je trouve mes marques dans l’équipe mais tout s’est finalement très bien passé. »

Et même plus, au regard des performances d’Hajar qui se partage le but lègeois avec Emma Jambert-Moy : « Nous nous complétons. Nous avons des caractéristiques différentes et c’est profitable pour nous deux et pour l’équipe. »

Un groupe du Nord-Bassin qui vit d’ailleurs un exercice 2025-2026 en tout point parfait. L’équipe qui s’était sauvée à la dernière seconde du dernier match l’an dernier, occupe une très bonne troisième place au classement de sa poule de N2 à trois journées de la fin du championnat. Un parcours que savoure Hajar : « Ludovic Barbier, le coach, m’avait vu évoluer contre lui avec mon ancien club. Le projet présenté et ce qu’il voulait faire à Lège m’ont plu. J’avais eu plusieurs fois l’opportunité de signer dans un club de N2 sans que je ne franchisse le pas. Cette fois, j’ai dit oui et je ne le regrette pas. »

La gardienne a dû pour cela quitter ses Landes, là où tout a commencé : « J’ai tâté différents sports mais je me suis fixée sur le handball. J’ai débuté à Ychoux avant de fréquenter la section sportive de Saint-Vincent De Tyrosse puis Biscarrosse avant de revenir à Ychoux en Prénationale. »

Le dernier rempart, un poste qu’elle affectionne, n’a pas tardé à montrer son numéro 50 aux défenses de la poule. Vingt arrêts cumulés lors des trois premiers matchs de la saison propulsent Hajar. Des prestations qui ne manquent pas d’attirer la sélection du Maroc qui appelle la lègeoise dans ses rangs : « Jouer en sélection, c’est un honneur. Je peux découvrir d’autres filles, d’autres niveaux, d’autres pays » énumère Hajar qui lorgne désormais sur une participation à la prochaine CAN, la Coupe d’Afrique des Nations. 

De quoi ouvrir des appétits? Si à 24 ans, l’ambition est bien présente, la joueuse garde les pieds sur terre et dans la réalité : « Je suis infirmière en bloc opératoire en pédiatrie. Je jongle entre travail et sport. Il s’agit d’une vraie organisation mais ça va, je tiens le coup. J’ai trouvé mon rythme. »

Les adversaires de N2 cette saison l’ont constaté.

Vincent Ferrandon

Crédit photo : Sports33.fr

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