LA NOUVELLE VIE D’INÈS
Arrivée à l’Entente Pessac Basket cet été en N3, la vendéenne Inès Villaruel a voulu donner une nouvelle orientation à sa carrière sportive et professionnelle en s’installant en Gironde.
Le moment était venu. Après trois saisons passées au Herbiers en N3, après une entrée dans un métier prenant, Inès Villaruel a décidé de tout changer : « J’avais envie de voir autre chose que la Vendée et de connaître un autre mode de vie. »
Inès pose alors son dévolu sur la Gironde. Une aubaine pour l’Entente Pessac Basket, tout juste promue en N3, qui réussit à attirer une joueuse rompue à ce niveau : « J’apporte ce que je peux à l’équipe. C’est toujours spécial d’arriver dans une nouvelle équipe mais j’ai reçu un bel accueil. Ça a tout de suite fonctionné » lance Inès qui peut aussi compter sur la venue au club d’Elise Tricoire (portrait à retrouver sur sports33.fr), qui jouait avec elle depuis de nombreuses années aux Herbiers : « C’est agréable de pouvoir avoir Elise à mes côtés. Dans mon précédent club, je jouais aussi aux côtés de ma soeur jumelle. Mais pour la première fois, nous sommes séparées. Elle évolue désormais à Avrillé, près d’Angers où elle poursuit ses études. »
Pour autant, les premiers pas d’Inès à Pessac ont été contrariés. Dimanche face au BEC (52-73, comptes rendu à retrouver sur sports33.fr), la numéro 5 pessacaise effectuait son retour dans l’équipe après trois mois sur le flanc : « J’ai souffert d’une rupture partielle des ligaments de la cheville et d’un arrachement osseux. Je pense que la fatigue a provoqué ces blessures. »
Une bonne piste au regard de l’emploi du temps de la poste 2/3 de Pessac : « Je travaille aux urgences en tant qu’infirmière. Je fais des gardes de 12 heures. C’est un rythme intense mais j’aime ça. Je n’ai d’ailleurs travaillé qu’aux urgences. Ça correspond à mon caractère, il faut que ça bouge, que je ne sois pas dans une certaine routine. Mais il faut s’adapter. Il m’arrive des fois de terminer mon service le dimanche à 9 heures, de me réveiller à 13 heures pour jouer à 15 heures et de retourner ensuite effectuer ma garde de 12 heures dans la foulée. L’étape clé est de bien se connaître, d’avoir une bonne organisation au niveau du sommeil car on vit en décalé. »
A 23 ans, Inès tient bon et n’entend pas non plus lâcher le sport, son exutoire. Une passion née très tôt grâce à un papa basketteur. Des aptitudes rapidement remarquées en club ou en sélection régionale qui mène naturellement la joueuse d’1,70 m vers l’équipe première des Herbiers et même vers le capitanat : « J’ai porté le brassard trois ans » précise-t-elle.
A Pessac, la vendéenne entend bien faire profiter son équipe de son agressivité défensive, de sa combativité sur chaque ballon et de sa capacité dans tous les secteurs de jeu : « Plus je suis active en défense et plus j’arrive à attaquer. »
Le retour d’Inès sur les terrains ne pourra qu’être bénéfique à son nouveau club pour se maintenir en N3.
Vincent Ferrandon
Crédit photo : Sports33.fr


