LE SA MÉRIGNAC ENTRE COMBATIVITÉ ET FATALISME
A la peine en championnat, le SA Mérignac tente de sauver sa place en N2F. Mais l’équipe doit faire face à des embuches extérieures qui ralentissent l’éclosion des jeunes éléments composant l’effectif.
Sur le papier, la saison du SA Mérignac volley féminin a tout d’une galère. Dernières de leur poule de N2 avec une victoire pour onze défaites, le bilan sportif des mérignacaises vire au rouge pour le moment. Mais derrière les chiffres bruts, les explications sont multiples. « Nous sommes dans une période très compliquée avec ces résultats, lance l’entraîneur Corinne Cardassay. Mais il faut savoir que l’effectif a été fortement renouvelé à l’intersaison, nous faisons confiance à des jeunes éléments que nous formons en vue d’intégrer le BMV, notre équipe première. En sport, la formation ne rime pas forcément avec résultats. Et puis, nous souffrons également de problèmes que nous ne maîtrisons pas mais qui deviennent très préjudiciables. »
En cause, le retard important de la livraison de la nouvelle salle qui accueillera le SA Mérignac, située Chemin long. Un nouvel écrin attendu avec impatience depuis l’incendie criminel ayant touché le gymnase Léo Lagrange dans la nuit du 29 au 30 décembre 2018 : « Depuis cette date, nous n’avons pas de chez nous, regrette Corinne Cardassay. Ça commence à être très long car les équipes ne peuvent pas s’entraîner normalement. Pour notre part, nous ne pouvons nous entraîner que trois heures par semaine. C’est très insuffisant pour pouvoir peaufiner les automatismes et travailler sérieusement. Dans ces conditions, il est compliqué d’obtenir des résultats en championnat face à des équipes du Sud Est que nous rencontrons qui ont profité du démantèlement des clubs pros ou semi-pros de leur région pour se renforcer avec des éléments plus compétitifs. »
Des disparités qui expliquent l’exercice difficile vécu par les filles du SAM, lesquelles peuvcnt quand même garder espoir d’un maintien à cet échelon grâce un premier succès en championnat obtenu face à L’Union voici deux semaines. Le club de Gironde ne compte en effet qu’un point de retard sur l’équipe qui le précède alors qu’une descente à l’étage du dessous ne devrait être enregistrée à l’issue de la saison. « Tout n’est pas négatif non plus, précise Corinne Cardassay. On a de bonnes jeunes qui poussent. La Prénationale s’est qualifiée pour les play-offs et peut espérer monter en N3, les autres équipes de jeunes ont passé six tours de coupe de France. Pour notre part, nous allons faire en sorte de bien finir la saison. »
Premier élément de réponse dès dimanche avec la réception du Cannet.
Vincent Ferrandon
Photo : SA Mérignac