LA TRAVAILLEUSE DE L’OMBRE
Fidèle au SA Mérignac depuis une décennie, la libero Emilie Gautier fait partie des cadres de l’équipe de N2 en exerçant une part de travail importante.
Elle s’en accommode très bien. Si le poste de libero peut paraître ingrat de prime abord, Emilie Gautier ne ressent pas ce genre d’état d’âme : « Je sais ce que l’on peut dire du libero. Il ne peut pas attaquer, c’est un poste qui peut paraître frustrant. Mais j’ai toujours évolué à ce poste, il me correspond parfaitement. Je suis quelqu’un d’assez discrète. Etre libero, c’est occuper un poste de l’ombre tout en faisant fonctionner l’équipe. Ça me va totalement.»
Du tout bon pour l’équipe mérignacaise qui peut compter sur une vraie spécialiste du poste et qui ne rechigne pas à la tâche : « J’aime le jeu de défense, la réception. Je prends du plaisir à venir m’entraîner, à jouer au milieu de mes copines de l’équipe avec qui j’évolue depuis de très nombreuses années. Ça suffit largement à ma joie de pratiquer ce sport. En plus, nous vivons une super saison, ça faisait longtemps que je ne m’étais pas éclatée comme ça. »
A 28 ans, Emilie peut se targuer d’une grosse expérience, acquise d’abord chez elle à l’ASPTT Périgueux puis en Gironde à Mérignac : « J’ai du quitter la Dordogne pour mes études. J’ai alors rejoint le SAM et je n’en suis plus partie. Je suis une fidèle » sourit Emilie dont le frère David a également joué au club et entraîne actuellement l’équipe de Prénationale mérignacaise.
« Le volley tient une place importante dans ma vie » assure la numéro 14 samiste qui exerce, dans la vie, la profession de professeure des écoles. « Je fais actuellement des remplacements en maternelle. Je suis souvent en déplacement mais ça va, j’arrive a parfaitement concilier vie professionnelle et volley. »
De quoi donner à la joueuse d’1,65 m des raisons de montrer son envie de gagner au quotidien : « Ça, je ne lâche jamais rien, assure Emilie. Lors des matchs, je me bats jusqu’au bout, il n’est pas question que le ballon touche par terre. Je suis une vraie compétitrice malgré mon caractère qui m’incite à rester en observation. Mais je prends du plaisir à évoluer dans ce groupe qui vit bien sur et en dehors du terrain. »
Un plaisir aussi d’évoluer au niveau N2 : « Je sors un peu de nulle part, je n’ai pas fait de pôle, pas fréquenté de centre régional. Je ne sais pas si j’aurai pu évoluer plus haut mais je me sens très bien au milieu de l’équipe. »
Enthousiasme, expérience et plaisir de jouer, la trilogie d’Emilie a tout pour plaire.
Vincent Ferrandon
Crédit photo : Sports33.fr


