LES ENSEIGNEMENTS D’EMMA
Emma Seddiki, la pivot du CA Bègles, a démarré cette année sa vie professionnelle tout en continuant de tenir sa place au sein de son équipe en D2.
L’emploi du temps est serré. Mais Emma en a l’habitude et jongle entre sport et école désormais. Un temps partagé qui est appelé à durer un moment. Car en plus de son investissement entier envers son équipe du CA Bègles, Emma Seddiki occupe depuis la rentrée scolaire de septembre un poste de professeur des écoles : « J’ai en charge des CP et des CE1. Ça y est, après mes études, j’ai pu commencé mon métier. J’en suis très satisfaite. C’est un réel engagement mais j’y trouve mon équilibre avec le handball. J’avais d’un côté le sport et mes études jusqu’à un bac +5. Maintenant, ma vie à l’école a remplacé mes études.»
Pas question pour autant de pousser le bouton en mode off lors des délicates joutes de D2. Emma répond d’ailleurs toujours présentes aux entraînements et en matchs, apportant sa combativité à un groupe béglais dont elle a pris la mesure depuis un petit bail : « Cela fait quatre ans que je suis à Bègles. J’y ai mes repères. »
A 23 ans, Emma trouve donc son équilibre et poursuit une carrière débutée chez elle à Tyrosse puis poursuivie à Cote Basque où elle se fait les dents en N1 et N2. Assez pour attirer des clubs du niveau au dessus. Rennes Saint-Grégoire flaire le bon coup et attire la landaise en Bretagne pour deux ans. En plus de la découverte de la D2, la joueuse d’1,76 m s’épanouit : « J’ai beaucoup aimé mon passage à Rennes. J’aurai pu y rester mais Bègles m’a fait une belle proposition. Et puis, venir en Gironde me rapprochait aussi de ma famille. »
Un deal gagnant-gagnant entre deux parties qui ont rapidement su s’entendre : « On a un bon groupe, je me sens bien dans ce club » explique Emma qui a débuté le sport par le rugby et même le cirque. Un élément précieux qui prouve que la notion de groupe n’est pas un vain mot dans son esprit : « J’apporte ma combativité, mon agressivité, mon envie de gagner. J’aime aussi motiver les troupes, les encourager. Je suis beaucoup dans la communication » assure la pivot qui se sent bien dans ce positionnement : « J’aime beaucoup ce poste qui peut des fois être décrié. Mais on est au centre du jeu. Ça me va bien. »
La nouvelle maîtresse n’en perd cependant pas son ambition. Et elle n’entend pas laisser de côté un handball qui la suit depuis de nombreuses années. La détermination est ainsi bien présente : « Je ne ferme la porte à rien. Si j’ai l’occasion un jour de jouer en Elite, je pourrais bien saisir cette chance. Connaître le plus haut niveau me motive. »
Dans le sport ou dans ses études, Emma a déjà prouvé qu’elle savait atteindre ses objectifs.
Vincent Ferrandon
Crédit photo : Sports33.fr


