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LE LION VISE LES ÉLÉPHANTS

Fidèle au Stade Bordelais depuis ses débuts dans le rugby, Quentin Joubert découvre la Fédérale 2 avec son club tout en visant des contrées nettement plus lointaines.

Il a grandi avec son club. Il faut dire qu’à 20 ans, Quentin Joubert n’a connu que le Stade Bordelais ou ASPTT Bordeaux, deux dénominations pour une même structure. Un enfant du club qui découvre cette saison la Fédérale 2 après la montée des Lions l’an dernier à ce niveau inédit. Une étape supplémentaire qui ne perturbe pas le numéro 14 stadiste : « J’ai surtout senti une différence dans l’impact physique. Nous rencontrons des joueurs expérimentés qui peuvent être plus forts que nous mais sinon au niveau du jeu, je ne vois pas un différentiel flagrant. »

De quoi bien aborder le derby de Gironde programmé à 18 heures ce samedi au stade Sainte-Germaine du Bouscat face à AS Mérignac : « C’est un vrai derby. On n’en avait pas tellement l’an dernier en Fédérale 3. On attend ça avec envie. Pour ma part, je n’ai pas affronté d’équipes mérignacaises depuis les jeunes. »

Autant dire que le rendez-vous est attendu depuis un moment. 

L’occasion pour Quentin de montrer son abattage sur le terrain : « Je suis un gros défenseur, j’aime beaucoup défendre mais je peux aussi être impactant en attaque. »

Des caractéristiques nées très tôt, dès ses débuts dans ce sport à quatre ans et demi un peu par hasard : « J’accompagnais ma mère et mon frère, lequel jouait au foot. Sur l’autre terrain se déroulaient les entraînements de rugby. L’éducateur m’a demandé si ça pouvait m’intéresser. Et c’est parti comme ça. »

Une progression cependant freiné à 14 ans par une rupture des ligaments croisés du genou : « J’ai pu alors compter sur Stéphane Gugnon, actuel manager général de l’équipe Une, qui m’a permis d’intégrer le pôle excellence du Stade Bordelais. Et c’est Stéphane qui ensuite m’a fait monter en équipe première. Je lui dois beaucoup. » énumère l’ailier qui a d’abord été formé en tant que trois-quart centre.

Le réservé étudiant en école de commerce en master de management et gestion d’entreprise retrouve peu à peu la forme après avoir loupé la préparation estivale en raison d’une blessure à l’épaule. Une montée en puissance bienvenue pour son club du Stade Bordelais qui pointe à l’antépénultième place au classement après dix journées. Une position loin d’être une catastrophique pour Quentin : « Nous ne sommes jamais très loin de nos adversaires, nous perdons de peu. Il nous manque peut-être un peu de discipline. Mais ça va venir avec le temps. » 

Et pour ça, l’équipe pourra compter sur son ailier fidèle : « J’ai eu quelques propositions d’autres clubs mais je préfère rester au Stade Bordelais. Je n’ai jamais quitté le club, il me correspond, il donne sa chance aux jeunes. Je me sens bien ici. »

Une stabilité à même de permettre à Quentin Joubert de poursuivre un rêve qui pourrait bien devenir un objectif : « Par ma mère, je suis originaire de Côte d’Ivoire. Jouer pour la sélection des Éléphants pourrait être un vrai challenge pour moi. J’espère bien un jour pouvoir porter le maillot de l’équipe nationale. »

Un défi loin d’être irréaliste.

Vincent Ferrandon

Crédit photo : Stade Bordelais Rugby

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