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LE SAM DANS LA PEAU

Hugo Cantet est revenu à l’AS Mérignac Rugby en Fédérale 2 cette saison. Un club très particulier pour  le demi d’ouverture.

L’héritage se transmet. Après l’arrière-grand père, Fernand Sampieri qui a fondé le SA Mérignac en 1972, après le grand-père Jean qui s’est beaucoup investi dans le club, après le père François qui a écumé de nombreux bancs de touche en Gironde, Hugo Cantet perpétue la tradition du lien familial avec le sport, le rugby et Mérignac. « A titre personnel, je suis très content de revenir porter ces couleurs. Mais au delà de la symbolique, j’apprécie aussi les ambitions de l’équipe première. Le projet est intéressant. »

A Mérignac, Hugo est donc chez lui après y avoir fait toutes ses armes avant de s’expatrier loin de la Gironde : « Dans le cadre de mes études de kiné, j’ai du partir en Espagne, du côté de Valence. Même si à la base, on n’associe pas Espagne et rugby, j’ai pu trouver un petit club pour poursuivre la pratique de l’ovalie, mon sport de prédilection. »

Hugo Cantet vit trois ans à ce régime avant de rentrer sur la région bordelaise et d’opter pour les Poudriers de Saint-Médard, en Fédérale 1. « En Jaune et Noir, Hugo poursuit sa carrière sportive tout en s’implantant dans son métier de kiné. « J’ai réussi à concilier les deux mais c’est vrai que les plus longs déplacements en Fédérale 1 étaient des fois compliqués. Là, en redescendant d’un cran avec Mérignac, les équipes que nous rencontrons ne sont pas trop éloignées. C’est plus aisé au quotidien. »

Pour autant, pas question pour le demi d’ouverture de 27 ans d’arriver en dilettante. Le buteur, qui peut aussi dépanner en 15 à l’arrière ou en 12 au centre, prend son nouveau rôle très au sérieux : « J’aime jouer au ballon avant tout. J’apprécie aussi de me mettre au service de l’équipe tout comme amener des incertitudes dans les défenses adverses. Mais il faut quand même que je me remette à niveau sur certaines règles qui sont différentes en Fédérale 1 ou 2. En F2, les placages au dessus de la ceinture ou à deux sont interdits, contrairement à l’étage du dessus. Mais je m’y fais. Le jeu est aussi différent en Fédérale 2,  j’apprécie de retrouver ce lâcher prise dans le jeu. »

Un Hugo Cantet qui se montre déjà précieux au coeur de sa nouvelle équipe. Samedi dernier, l’ASMR a ainsi largement remporté sa confrontation face à Villeneuve 42-14 avec quinze points de son nouveau numéro 10. Une réussite sûrement pas étrangère aux bons débuts de l’équipe qui a enregistré trois succès sur les quatre premiers matchs de championnat : « Je prends mes responsabilités. Mon rôle de buteur m’offre d’ailleurs la possibilité d’être décisif lors des matchs. Ça ne constitue pas une pression chez moi. Ça me galvanise plutôt. Je regarde après-coup mes statistiques jeu au pied. J’ai une auto-critique assez aiguisée sur le sujet » sourit Hugo.

Autant de bonnes nouvelles pour les mérignacais qui savent compter sur un joueur pour qui amour du maillot n’est pas qu’un mot lancé en l’air.

Vincent Ferrandon

Crédit photo : Sports33.fr

 

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