LES ETIENNE TIENNENT LA BARRE
Entraîneurs principaux de l’ASPOM Bègles, Quentin et Flavien, les deux frères Etienne, profitent de leur forte proximité pour mener à bien les destinées de l’équipe première du pensionnaire de N2M.
Entre eux, pas de nuages. La loyauté, le dialogue, l’échange et une même vision ne sont pas de vains mots. Il faut dire que Quentin et Flavien Etienne partagent la même philosophie du handball. Une réflexion à deux têtes qui a du bon pour l’ASPOM qui s’évite des luttes intestines à la tête de l’équipe.
Une fratrie sur un banc de touche, le cas n’est pas unique mais reste rare. Il sonne cependant comme une évidence pour les frangins Etienne : « Sur la feuille de match, nous sommes obligés d’établir une hiérarchie. Quentin est numéro 1 et moi numéro 2, précise Flavien. Mais dans les faits, nous sommes plutôt des numéros 1 bis. »
Une précision d’importance tant le tandem marche main dans la main lors du coaching des béglais. Une même voix qui porte ses fruits à en juger par les résultats de l’ASPOM, actuel quatrième de sa poule : « Nous pensons handball la plupart du temps. Nous baignons dans cet univers depuis tout petit. Notre père est aussi dirigeant. C’est notre sport de prédilection, il est très rare que nous décrochions. Les repas de famille tournent autour du hand. On en parle, nous sommes constamment dans le coup d’après. Notre fonction à tous les deux nous oblige à avoir un degré d’exigence élevé » sourit Quentin avec passion.
« Et puis, c’est l’idéal comme situation, rebondit Flavien. On se comprend facilement, on prend rapidement des décisions. Nous nous entendons très bien. Ça évite aussi les conflits. On se partage les tâches. C’est intéressant car un entraîneur ne peux pas avancer tout seul. Là, nous sommes plus rapides pour identifier d’éventuels soucis, pour faire évoluer le jeu de l’équipe, la tactique, pour communiquer. Et puis aucun de nous deux ne prend la lumière, ne veut faire de l’ombre à l’autre.»
De quoi renforcer le lien entre Quentin, 33 ans et Flavien son aîné de quatre ans. Les frérots se repartissent aussi les tâches lors des séances d’entraînements comme l’explique Quentin : « Je suis concentré sur les phases offensives tandis que Flavien s’occupe de la défense ».
Un fonctionnement gagnant depuis deux saisons pour le seul club de Gironde de Nationale 2. « Quentin avait la volonté de ne pas coacher tout seul. Il s’est alors naturellement tourné vers moi, reprend Flavien. Nous mesurons la chance que nous avons de pouvoir entraîner main dans la main. Nous sommes très proches l’un de l’autre, les conflits n’existent pas entre nous. C’est une force pour nous mais aussi pour l’équipe. Ce qui ne nous empêche pas de nous remettre régulièrement en question.»
Une même voix et un horizon unique qui poussent d’ailleurs les Etienne à parler à l’unisson de l’avenir : « Quand l’un arrêtera d’entraîner, l’autre arrêtera aussi. C’est une certitude. »
A l’ASPOM de profiter pleinement de l’atout précieux qu’elle possède sur son banc de touche.
Vincent Ferrandon
Crédit photo : Handshoot
Légende : Flavien, à gauche et Quentin, à droite, une même voix sur le banc de l’ASPOM