« LE DERBY, UN MOMENT À PART »
Philippe Ollier, le coach de Lège Cap Ferret, espère que son équipe pourra s’extraire rapidement de la zone rouge alors que le derby du Bassin d’Arcachon contre le FCBA aura lieu samedi.
L’US Lège Cap Ferret se retrouve dans la zone rouge à neuf matchs de la fin du championnat. Etes-vous inquiet?
Je ne suis pas de nature a être inquiet. Lorsque j’avais repris Arcachon, c’était alerte rouge, idem pour Villenave et nous avions toujours obtenu le maintien. Lège représente le challenge le plus compliqué de ma carrière d’entraîneur mais nous avons des motifs d’espoirs. Je vis ma quatrième saison au club et chaque année, alors que le maintien pouvait paraître difficile, nous avons réussi ce pari. Et pourtant, l’effectif a été renouvelé dans les grandes largeurs ces dernières années avec des jeunes mais nous nous en sommes toujours sortis. Pour moi un maintien ne constitue pas un objectif mais résulte d’une conséquence.
L’équipe n’a pas profité de ses deux matchs en retard pour reprendre des points (nul contre Toulouse 1-1 et défaite à Colomiers 2-0). Est-ce un coup au moral supplémentaire?
Pour moi, il s’agissait de matchs bonus et non de rencontres au couteau. Je regrette notre résultat nul contre Toulouse, un match que nous dominons mais au cours duquel nous nous faisons rejoindre à la 94e minute. On aurait pu prendre des points précieux. Nous allons rentrer dans une période avec des matchs au cours desquels, nous devrons aller grappiller des unités pour ne pas être décrochés..
Comment expliquez-vous cette saison difficile?
Nous vivons une saison avec énormément de blessures. C’est la première année depuis que j’entraîne que j’enregistre autant de défections. Notre synthétique d’entraînement qui date de dix ans n’aide pas. Le fait aussi que les joueurs consacrent deux heures de route aller-retour pour venir aux séances d’entraînement amène un surcroit de fatigue.
A certains moments, sur un groupe de 26 éléments, dix se trouvaient à l’infirmerie. Depuis le début de la saison, je n’ai jamais pu aligner mon équipe type. Nous avons aussi souffert au niveau offensif. Les jeunes qui ont remplacé les titulaires manquaient peut être de poids et d’expérience pour peser sur certaines défenses. Et puis, notre défense qui était la quatrième de la poule il n’y a pas si longtemps a soudain craqué. Il nous faut retrouver une bonne assise défensive.
Par où passera le maintien?
Dans tous les sports, disposer de son effectif est primordial. Le club joue en N3 depuis 13 ans et nous souhaitons y rester. Heureusement, nous commençons a récupérer des joueurs qui vont être précieux pour la dernière partie de la saison. Je croise d’ailleurs les doigts pour que nous n’ayons pas d’autres pépins lors des prochaines rencontres. Le but est d’arriver sur le sprint final des six derniers matchs en étant toujours au contact dans ce championnat très serré. Nous sommes dans le virage avant d’attaquer le sprint final. Il nous faut être le mieux placé possible. Les trois matchs qui viennent doivent nous permettre de nous préparer pour tout donner par la suite.
Samedi, vous jouez le derby contre le FC Bassin d’Arcachon. Dans quel état d’esprit abordez-vous ce match forcément particulier?
En Gironde comme partout, un derby est un moment à part. Au moment d’aborder ce derby, nous sommes dans le dur mais nous récupérons des joueurs blessés. L’état d’esprit est toujours bon dans le groupe mais il nous manque les petits détails dans les zones de vérité. La notion de derby doit amener ce petit supplément d’âme. Nous devons avoir suffisamment de motivation pour nous transcender. Nous avions perdu l’aller en encaissant un but à la 94e. Nous avons perdu le premier round. Nous espérons gagner le second.
Vincent Ferrandon
Crédit photo : Arthur Lameaux