LES ÉTAPES DE GRÉGOIRE
Le réceptionneur-attaquant de l’US Talence découvre le niveau N2 cette saison. Une suite logique à une progression express.
Quatre ans. Tel est le laps de temps séparant les débuts dans le volley de Grégoire Delgoulet et sa première apparition en N2 survenue cette saison. Entre les deux, une progression fulgurante pour un joueur qui a gardé la tête bien sur les épaules : « J’ai finalement passé les étapes années après années. J’ai commencé ce sport en troisième. Après avoir évolué deux ans par Floirac, je suis arrivé à Talence à l’été 2025. J’ai d’abord débuté avec l’équipe de Régionale mais j’étais utilisé au centre. Ce poste ne me convient pas. Je me suis ensuite entraîné avec la Prénationale avant de faire partie de l’équipe première en N2 depuis le début de saison. »
A 18 ans, Grégoire ne s’enflamme pas. Mais le joueur de Gironde d’1,90 m n’entend pas perdre de temps : « Jean-Philippe Vigier, le coach, m’a indiqué en début de saison que cet exercice serait une année bonus pour apprendre, que je devrai gagner du temps de jeu par-ci par-là. Mais moi, j’ai envie de prouver ma valeur et lui démontrer que je peux vraiment aider l’équipe. Pour cela, je suis à l’écoute de tout. L’effectif comprend des joueurs qui ont évolué au dessus. Je profite de leurs conseils et de ceux du coach. Comme je suis le petit jeune de l’effectif, je suis un peu sous sa protection. Il me donne beaucoup de conseils. J’adore ça. »
De quoi poursuivre le rêve que Grégoire a en tête depuis petit : « Je veux vraiment me donner toutes les chances pour devenir pro un jour. Signer un contrat professionnel dans le volley serait le sommet. » En attendant, le futur numéro 11 de l’US Talence, quand les nouveaux maillots seront distribués, s’appuie sur ses points forts avec un jeu d’attaque performant : « L’an dernier, j’ai bossé pour ça. Ça porte ses fruits. Je sais que je dois maintenant améliorer ma réception. Mais là aussi, avec du travail, je sens que ça va de mieux de mieux. Je m’habitue également au niveau exigé par la N2. Il existe une grosse différence, notamment au niveau du physique. Je vois que tout se joue aussi sur des détails. C’est formateur. D’ailleurs, je sens que je progresse même si je considère n’avoir pas encore passé un cap par rapport à l’an dernier. »
Une année charnière également du point de vue des études pour Grégoire qui, bac en poche, a découvert à la rentrée scolaire la vie étudiante en Staps : « J’arrive à m’organiser. Cette nouvelle vie se passe bien » estime celui qui aimerait devenir kiné ou osthéopathe. Une nouvelle vie qui passe également plus que jamais par l’US Talence Volley à travers un service civique avec comme mission, celle de coacher les M18 garçons et les M15 féminines.
Un défi à la hauteur du jeune homme pressé.
Vincent Ferrandon
Crédit photo : Sports33.fr


