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« J’AIME FAIRE LES CHOSES BIEN »

Tous les vendredis, sports33.fr propose une grande interview d’une actrice ou d’un acteur du sport en Gironde. Dirigeants, entraîneur(e), joueur(se)s, sportives ou sportifs girondins, présentent leurs visions et leurs ressentis. Aujourd’hui, place à Clémence Chaumet qui joue ses premiers matchs en NF3 avec son club du CA Bègles.

Meneuse du CA Bègles, Clémence Chaumet découvre la NF3 en même temps que son club. La basketteuse de 25 ans se confie sur ce que change cette nouvelle saison en terme de jeu, de charge mentale et dans sa vie de tous les jours.

Clémence, vous découvrez cette saison pour la première fois le niveau NF3. Quelles sont vos premières impressions?

Il s’agit d’une bonne découverte. Personnellement, je me trouve à l’aise au niveau de l’intensité, du rythme. Nous sommes aussi bien, au niveau collectif avec trois défaites dont deux en prolongation et trois succès. En début de saison, nous avions toutes un peu d’appréhension, nous sommes quand même le petit Poucet de la poule. Le CA Bègles n’avait jamais évolué à ce niveau. Mais les premières impressions sont plutôt positives.

Vous attendiez cette évolution dans votre carrière?

Jouer au niveau N3, après avoir longtemps évolué au niveau régional, était quelque chose qui m’intéressait. Nous avions eu un aperçu de ce que cela pouvait donner en N3 avec une poule de Prénationale relevée l’an dernier. J’attendais juste de savoir si notre groupe allait se montrer compétitif. Mais notre bon début de saison ne m’étonne pas. On s’est mise dedans, on a vu qu’on pouvait y arriver sans se mettre de pression excessive. A nous de poursuivre sur cette voie.

Comment considérez-vous le basket? Comme un loisir ou une nécessité d’adopter un rythme de sportive de haut niveau ?

C’est compliqué de le définir. Je serais tentée de dire oui et non. Le basket reste un loisir car je ne suis pas contrainte d’aller m’entrainer ou non. Je ressens toujours le même plaisir à retrouver le groupe. En même temps, nous évoluons quand même en N3, le cinquième échelon national. Nous adoptons un système d’entraînement de haut niveau. Et la N3 demande un rythme soutenu ainsi qu’une condition physique parfaite. C’est du 50-50.

Comment vous l’avez dit, la NF3 représente le cinquième niveau national du basket féminin. Cela suscite-t-il un niveau d’engagement personnel supérieur?

Cette montée a un peu changé nos habitudes. Nous sommes ainsi passées de deux entrainements par semaine à trois. Nous avons ouvert un créneau supplémentaire avec la mise à disposition d’un coach qui nous fait travailler la muscu. Et les premiers matchs ont démontré que cette séance supplémentaire n’était pas du superflu au regard des impacts supérieurs dans le jeu. Je sens d’ailleurs avoir plus de résistance lors de mes prestations. 

Le sport prend-il plus de place cette année?

Cette montée en N3 a nécessité un engagement en plus. Mais c’est aussi ma personnalité qui veut ça. Quand je m’engage à faire quelque chose, je le fais toujours à 100 %. C’est un constat valable de tout temps, pas simplement pour cette année. Je me souviens que lorsque j’allais débuté en senior, j’avais des entraînements tous les jours. Le basket prenait alors plus de place dans mon quotidien mais là aussi, j’avais plaisir à me rendre aux entraînements et ça n’a pas changé.

Mentalement, cela change-t-il quelque chose de passer de Prénationale à NF3?

J’avoue que mentalement, je ressens un peu plus de pression. Je suis meneuse et nous avons perdu notre deuxième meneuse cette année. Le club n’a pas recruté d’autres joueuses à la mène, ce qui veut dire que ce poste repose sur moi. Je me dois donc d’être toujours compétitive, d’être capable d’assurer ce rôle sur pratiquement quarante minutes, si l’on compte les sorties pour souffler. Mais les coachs me gèrent bien, j’ai des coéquipières qui savent aussi prendre mon relais pour me soulager et m’enlever une charge mentale. Ça permet de dispatcher cette charge mentale. Cependant, j’aime faire les choses bien et je me mets de la pression dans tout ce que je fais. Qui plus est cette année avec la découverte de la N3.

Vous exercez le métier de contrôleuse de gestion. Est-ce facile de mener de front vie professionnelle et sport?

Il peut exister des périodes un peu plus tendues dans l’année. J’ai la chance d’avoir des horaires de bureau. Mon entreprise connait aussi mon engagement dans le basket. J’arrive à concilier la vie personnelle et la vie professionnelle., à me réserver des créneaux à moi. Même si des contraintes perso peuvent subvenir, on arrive à s’adapter.

Vincent Ferrandon

Crédit photo : Sports33.fr

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