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DIMITRI A DU NEZ

L’ailier de l’US Castillonaise en Fédérale 2 s’avère être précieux de part son expérience et sa parfaite connaissance de son club dont il porte les couleurs depuis de nombreuses années.

Il a fait des allers-retours. Mais Dimitri Basevi a toujours su revenir à bon port : « Après avoir pratiquement débuté à Castillon en 2006, je suis revenu au club quatre ans plus tard puis en 2021. J’y suis attaché, je m’y sens bien. » A tel point qu’aujourd’hui, l’ailier fait partie des vieux briscards du groupe castillonais, à la peine en ce début de saison, en attendant le déclic qui va forcément venir : « Nous avons renouvelé le groupe, nous repartons sur un nouveau cycle. Il est normal de devoir un peu patienter pour trouver des automatismes. Il nous manque cette première victoire pour repartir de l’avant. »

Le discours d’un sage. Dimitri, lui préfère se qualifier de « bon soldat. Je suis là pour les taches défensives. J’essaye de donner le meilleur exemple pour l’équipe. C’est mon rôle mais il est simplifié tant l’ambiance est bonne. »

Tant mieux au regard de l’investissement du joueur de 34 ans qui a découvert le sport et le rugby chez lui sur son ile de la Réunion natale. « J’ai pratiqué depuis tout petit et j’ai continué à notre arrivée en Gironde lorsque j’avais 6 ans. C’est à Castillon que j’ai découvert le rugby en Métropole. » 

Depuis, le jeune espoir est allé s’aguerrir à Lormont avec un titre de champion de France de Promotion Honneur chez les jeunes avant d’aller écumer la région toulousaine après un retour de cinq ans à Castillon : « Je suis parti sur Toulouse pour mes études. Ça m’a permis de découvrir un autre rugby » lance celui qui a porté les maillots du Toulouse UC, du TOAC et de Gaillac avant un retour à Castillon. 

Une région girondine qui lui convient parfaitement niveau professionnel : « Je suis oenologue consultant. Je suis chargé de développer mon secteur pour mon employeur. Je dois jongler entre mon travail et le rugby. Il peut y avoir des moments plus chauds comme lors des récentes vendanges. Il faut pour cela que je m’organise car j’ai une activité prenante avec certains week-end consacrés à mon activité. Je m’adapte alors mais ces deux parties de ma vie sont importantes pour mon équilibre. »

Il reste quand même de l’énergie à l’ailier pour rendre de gros services à son équipe lors des joutes de Fédérale 2 : « Je suis plutôt athlétique, je suis sûr défensivement, propre dans le jeu. Il faut dire que je travaille beaucoup le cardio. Je m’aperçois que plus je vieillis et plus je travaille le côté physique. » 

Une tactique payante qui permet au numéro 11 de se rendre indispensable sur son aile : « « J’aime ce coté, je peux me mettre au service du collectif, ça me va. »

L’US Castillon ne s’en plaint pas non plus.

Vincent Ferrandon

Crédit photo : Maia Bouscasse

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