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« PAS ÉNORMÉMENT DE CHANGEMENTS »

Tous les vendredis, sports33.fr propose une grande interview d’une actrice ou d’un acteur du sport en Gironde. Dirigeants, entraîneur(e), joueur(se)s, sportives ou sportifs girondins, présentent leurs visions et leurs ressentis. Aujourd’hui, Anisse Guéchou, nouvel entraîneur des JSA Bordeaux qui découvre cette saison l’Elite féminine, la deuxième division nationale.

Après avoir mené Saint Jean d’Illac jusqu’en Ligue A, Anisse Guéchou a repris du service auprès des JSA Bordeaux, promues en Elite. Un nouveau défi que le coach entend bien mener en transmettant sa passion, son savoir-faire et son expérience.

Vous reprenez place sur un banc de touche après une année blanche, dans quel état d’esprit êtes-vous?

Il s’agira d’un mode de fonctionnement différent car je serai en binôme avec Hugo Fargier, qui connait très bien le club. J’arrive dans le contexte JSA pour apporter mon expérience à cette équipe jeune, une équipe qui monte cette année en Elite, le deuxième niveau national du volley féminin. Beaucoup de joueuses de l’effectif n’ont jamais évolué à ce niveau.

Le coaching, le sport manquait-il au quotidien ?

Bien sûr, au bout d’un an, ça me manquait beaucoup. Quand on passe vingt ans dans le coaching, l’on ressent inévitablement un manque lorsque cela s’arrête. Le quotidien est alors pas mal chamboulé. Entraîner, ça prend pas mal de place dans une vie. C’est une passion, nous sommes dans la transmission et c’est passionnant.

Comment occupe-t-on son temps durant cette période. On essaye de mettre le volley de coté ou au contraire, on se perfectionne et on emmagasine un maximum d’infos?

J’ai pu collaborer avec la Fédération Internationale de Volley durant ce laps de temps. J’ai donc été actif, j’ai pu découvrir diverses problématiques concernant le sport et le volley. Ce fut très enrichissant. J’ai pu développer une autre vision que celle émanant de la lorgnette d’un entraîneur. Beaucoup d’aspects m’intéressent et j’ai pu découvrir une nouvelle façon d’appréhender le sport. Ce fut une super expérience, j’ai pu voyager à travers le monde. Mais j’ai aussi profité de ce laps de temps pour me reconnecter avec mes amis, avec ma famille car coacher, c’est très énergivore.

Vous avez été coach à succès à Saint Jean d’Illac, faisant monter le club en Ligue A et l’entrainant au plus haut niveau. Cette expérience vous sert-elle?

Il faut toujours mettre la même exigence dans tout ce qu’on réalise. A Saint Jean d’Illac, le contexte était particulier dans une ville de 10 000 habitants. Il fallait réfléchir à comment tout optimiser le projet pour se montrer toujours compétitif. Nous avons réussi à le faire malgré des moyens bien moins importants que les autres équipes. Je suis aussi satisfait car nous sommes parvenus à faire du très haut niveau sans changer l’ADN du club et sa colonne vertébrale.

Vous avez vécu un long bail aux cotés des garçons de Saint Jean d’Illac. Comment renouveler son discours d’une année sur l’autre?

Il faut pour cela se remettre en question soi-même, effectuer un travail sur soi. Avec les années, on apprend aussi à se connaitre. Et puis, les objectifs évoluent, la façon d’appréhender un groupe aussi. L’entraîneur doit également savoir cibler les profils qui seront importants pour son groupe.

Vous relevez le challenge des JSA Bordeaux, promues pour la première fois en Elite. Coache-t-on de façon similaire un groupe masculin ou féminin?

Depuis que je suis arrivé auprès de l’équipe, je n’ai pas senti énormément de changements. Le seul changement, c’est que je passe d’une équipe pro à une équipe amateure avec des joueuses qui travaillent ou qui sont étudiantes. Il faut s’adapter à cet environnement, on s’entraine de façon différente. Mes joueuses ont des semaines bien remplies. Il est donc nécessaire de s’adapter à la réalité de ce groupe. Je me dois d’être à l’écoute et de m’adapter à l’effectif.

Vous avez rejoint le groupe peu avant le début du championnat. Comment rattrape-t-on ce retard?

J’essaye de m’adapter en apprenant à connaitre mes différents interlocuteurs. J’ai la chance de disposer d’un staff plutôt consistant. Il faut prendre le temps de connaitre les personnes, leur façon de faire, leurs caractères. Je suis là pour résoudre les besoins et que l’on suive tous le même objectif.

L’équipe va disputer ce samedi son premier match à domicile face à Balma. Est-ce toujours un rendez-vous spécial?

C’est toujours un match particulier. En plus, ce sera un soir de plusieurs premières. Nous changeons de salle, c’est le premier match à domicile dans cette nouvelle division. Ce match sera forcément spécial.

Vincent Ferrandon

Crédit photo : Aude Larjaud

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