LE VÉCU DE JULIE
La polyvalente Julie Bidaud retrouve cette saison le niveau N3 sous les couleurs du CA Bègles. Elle compte bien distiller à son équipe son métier, son envie de gagner et sa combativité.
Le retour est bienvenu. Après plusieurs saisons à l’échelon inférieur, Julie Bidaud retrouve cette saison les joutes de N3 avec son club du CA Bègles. Une saison qu’elle compte bien croquer avec détermination : « Je suis très contente de pouvoir rejouer à ce niveau. Cela fait plaisir d’autant que le début de saison prouve que nous pouvons exister dans notre poule. »
Avec deux succès et deux courtes défaites, les béglaises ont ainsi prouvé qu’elles pourraient devenir un sacré poil à gratter pour leurs adversaires. Et pour cela, les joueuses à damier savent qu’elles pourront compter sur leur ailière, sans cesse en action : « Je suis une joueuse polyvalente qui ne compte pas sa débauche d’énergie lors des rencontres, rigole-t-elle. Je ne lâche jamais, je suis une compétitrice. Et pour cela je donne tout en défense, au niveau de l’agressivité, de la régularité aussi. J’ai besoin de me dépenser.»
A 29 ans, Julie, 1,71m, rentre ainsi dans les années de maturité. Un métier acquis depuis ses débuts dans le basket à l’âge de 4 ans. Un goût du jeu que la Deux-Sévrienne distille d’abord chez elle à Niort avant de partir à Poitiers puis à La Rochelle. En bord de mer, Julie exploite ses qualités qui lui permettent d’évoluer en N3 voire même plus haut : « Avec le club, j’ai pu disputer quelques rencontres de N2. J’ai beaucoup aimé jouer ces rencontres, ce sont vraiment de très bons souvenirs. »
Le départ en Gironde pour raisons professionnelles casse un peu cet élan. Mais pas son goût pour le basket : « C’est un sport assez complet. J’en ai besoin. De toute façon, je ne me voyais pas ne pas faire un sport collectif. »
Tant mieux pour le CA Bègles qui a flairé le bon coup en attirant Julie voici trois saisons après deux exercices passés à Bassens. Depuis, la numéro 10 « un numéro qui me rappelle mon papa, meneur de jeu au football » a su faire sa place avec son style bien à elle : « Je n’ai pas de rôle spécifique dans l’équipe. Mais j’aime bien parler, rigoler, chambrer. J’écoute aussi énormément mes coéquipières » explique la coach commerciale, formatrice dans les associations dans la vie.
Un emploi du temps bien rempli mais le sport n’est jamais bien loin : « J’ai besoin de sentir cet esprit collectif. L’équipe passe avant tout. J’aime cette cohésion de groupe, ce challenge, ce dépassement de soi. »
Julie est fin prête pour ce retour au niveau N3.
Vincent Ferrandon
Crédit photo : Sports33.fr


