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« JE NE COURAIS PAS QUE POUR MOI »

Tous les vendredis, sports33.fr vous propose une grande interview d’une actrice ou d’un acteur du sport en Gironde. Dirigeants, entraîneur(e), joueur(se)s, sportives ou sportifs girondins, présenteront leurs visions et leurs ressentis. Aujourd’hui, Cédric Loy décortique son ultra-trail couru en juin dernier, une course qui a aussi servi à récolter des dons.

Adepte du trail, Cédric Loy, licencié à l’AS Libournais a bouclé l’ultra-trail du Mont-Blanc de Chamonix en juin dernier. Une performance qu’il couplait avec une aide à l’association Tramuco, qui lutte contre la mucoviscidose. Il nous explique sa course et son implication dans cette belle cause.

Le 26 juin dernier, Cédric Loy a réalisé un bel exploit sportif. Mais pas que. Le pensionnaire de 36 ans de l’AS Libournais a en effet terminé l’ultra-trail du Mont-Blanc de Chamonix, une course de 90 kilomètres, comprenant 6300 m de dénivelé en bouclant l’affaire en 22h13, terminant à la 597e position sur 1016 participants au départ, 366 ayant dû renoncé avant la ligne d’arrivée. 

Mais au delà du sport, Cédric Loy courait aussi pour l’association Tramuco, luttant contre la mucoviscidose. Une course placée sous le signe du dossard solidaire qui a permis à l’association de récolter 61 000 euros dont 1 350 venant directement de la course de Cédric, lequel a relevé le défi de cet exploit mental et physique que nécéssaire à un ultra-trail.

Cédric, que représente terminer un ultra-trail comme exploit sportif?

Le trail en tant que tel reste un sport exigeant. C’est en fait une course à pied sur sentier. Ce que j’aime, c’est que l’on évolue sur un beau terrain de jeu, varié. On peut ainsi courir sur des sentiers, en forêt, sur la plage, sur des espaces vallonés, sur du relief. On court sur une variété de paysages impressionnants. Nous sommes au coeur de la faune et de la flore. Quant à l’ultra-trail spécifique que j’ai terminé le 26 juin dernier, il s’agit de 90 kilomètres de course avec 6 300 m dénivelé. Ce qui représente environ 155 kilomètres effectif. J’avoue que se lancer dans un ultra-trail ne se décide pas du jour au lendemain, il faut être très bien préparé pour tenir le coup.

Vous aviez des prédispositions pour participer à un ultra-trail?

Je cours depuis 2009. Sur cette période, jusqu’en 2012, j’étais étudiant en math sup, math spé et courir me permettait de m’évader. J’allais courir pour penser à autre chose. Puis, ma pratique s’est accélérée entre 2015 et 2019, période au cours de laquelle j’ai vécu en Martinique. Je courais sur la plage, au coeur de la mangrove, dans la boue. Ça a décuplé mon envie de pratiquer le trail. Et depuis, je cours régulièrement.

Vous couriez aussi pour une cause. Pouvez-vous la présenter?

Il s’agit de la première fois où je cours pour une cause. Mais le dossard solidaire m’a parlé. Il s’agit en fait d’une inscription à une épreuve sportive qui associe un engagement caritatif avec un défi physique. Son but est de recueillir des dons pour une asso. A la base, je ne connaissais pas l’association Tramuco. Mais la lutte contre la mucoviscidose me parle. Etant jeune, j’avais un camarade qui souffrait de cette maladie. Il n’est malheureusement plus là mais j’ai beaucoup pensé à lui au moment d’accepter de courir pour Tramuco. Et puis, je suis très impliqué dans la lutte contre le changement climatique. Je n’étais pas engagé dans une association particulière. Mais ça a raisonné en moi et a fait écho avec mes aspirations profondes.

Courir contre la mucoviscidose a-t-il augmenté votre motivation?

Quand j’avais des moments de faiblesse, des coups de mou, le fait de courir pour une association luttant contre la mucoviscidose me reboostait. C’est un peu comme un relais. Je ne courais pas que pour moi. Le fait de courir pour l’association a fait que je courais après deux défis. J’y ai beaucoup pensé en amont. Je participais à cette épreuve sportive pour toutes ces personnes et c’était spécial pour moi. Et puis, je me disais que je portais un message fort. Je courais pour des gens qui manque de souffle, ça motive d’autant plus.

Comment prépare-t-on un ultra-trail?

On commence l’entrainement trois-quatre mois avant le départ à raison d’un entraînement régulier. Moi, j’ai préparé l’ultra-trail du Mont-Blanc à raison de trois-quatre entraînements par semaine avec mon entraîneur Thomas. Cela permet de se renforcer musculairement et de pouvoir parer aux exigences de ce sport.

Envie de recommencer?

A l’issue de cet ultra-trail, je me suis rendu compte que je n’étais pas entamé. J’ai bien fini. Ça donne effectivement l’envie de repartir de l’avant, des idées pour l’avenir. D’ailleurs, je suis inscris pour l’éco-trail de Cergy Pontoise qui va se dérouler mi-octobre.

Propos recueillis par Vincent Ferrandon

Crédit photo : DR

Association Tramuco : https://www.tramuco.org/

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