LOUISE MULTI-TÂCHES
Au CA Bègles Basket, Louise Goujon n’est pas seulement une joueuse cadre. Elle occupe aussi depuis deux ans le poste de coprésidente du club.
Elle en parle naturellement. Pourtant, Louise Goujon fait figure d’exception dans le sport en Gironde. Encore joueuse au sein du CA Bègles, la meneuse a aussi pris le rôle de coprésidente aux côtés de Loïc Ledoux. Une particularité loin de faire tourner la tête de la joueuse : « Rien n’avait vraiment été calculé avant. Mais l’ancien président partait en fin de saison 2023-2024, personne du bureau ne se déclarait, alors j’ai proposé ma candidature. »
Presque une évidence pour Louise, 18 ans de maison béglaise à son actif : « Je m’occupe de la partie terrain. Aidée en cela par Stephen Neveu, le vice-président et mon binôme. Je me charge de la partie technique, je m’occupe aussi de toutes les licences, de la partie évènement sans oublier le lien avec le comité ou la Ligue. »
Pas de quoi voir les journées passer pour Louise qui exerce le métier de professeur d’EPS lorsqu’elle ne revêt pas le maillot du CAB. Un maillot qui représente beaucoup pour elle : « Après des débuts à l’Union Saint-Jean, j’ai rejoint Bègles à l’âge de 18 ans pour ne plus en partir. »
A 36 ans, la meneuse a donc passé une moitié de vie au sein d’un club auquel elle est très attachée, au point de poursuivre sa carrière en équipe réserve cette saison : « On a remonté l’équipe première de D3 à N3 en quelques années. C’est une vraie satisfaction. Mais j’ai senti qu’il fallait que j’évolue avec la réserve cette année. »
La compétitrice a ainsi continué à faire valoir sa vitesse, sa distribution de balle et son côté gestionnaire au sein d’ une équipe qui a loupé la montée en Région de très peu : « Nous terminons troisièmes de notre poule de D1. Nous sommes au pied du podium. On tentera de faire mieux l’an prochain. »
Une envie qui se transmet également à toutes les strates d’un club en plein essor avec une hausse du nombre de licenciés, un engouement de plus en plus fort et la montée historique de l’équipe première féminine en N3. Un état des lieux qui a de quoi satisfaire la béglaise d’origine : « C’est ma ville, c’est mon club, sourit-elle. On sent vraiment une dynamique qui se crée. »
Une dynamique que Louise compte bien faire perdurer. Si elle a laissé les entraînements des garçons en U13 à U18, faute de temps, la meneuse d’1,53 m n’entend pas raccrocher de sitôt le basket : « J’ai commencé assez tard, à 10 ans. Je suis d’ailleurs issue d’une famille qui n’était pas du tout branchée sport et basket. Pour ma part, le sport a toujours fait partie de ma vie. »
Louise n’est pas prête de lâcher une de ses deux casquettes. Tant mieux.
Vincent Ferrandon
Crédit photo : Stephen Neveu


