RAHMA COURT PARTOUT
Fonceuse dans la vie comme sur un terrain de basket, Rahma Baradji vient de fêter sa troisième montée d’affilée avec son club de Bordeaux Bastide Basket.
Les journées défilent. Et les heures passent, bien remplies. Rahma Baradji vit à 100 à l’heure au quotidien. Une habitude chez la joueuse du Bordeaux Bastide Basket : « Je suis une hyperactive. J’ai besoin de faire du sport mais aussi d’entreprendre. Je gère d’ailleurs mes deux entreprises pour lesquelles je suis à mon compte. Cela fait des journées bien chargées mais j’aime ça. »
Un emploi du temps serré mais au sein duquel le basket tient une place forte. A 29 ans, Rahma vient d’ailleurs de vivre une troisième montée successives avec son club : « On vient de faire encore une fois une saison inégalable. Dire que j’ai rejoint le club voici trois ans en D2 et que nous jouerons en R2 la saison prochaine. J’aime ce genre de challenges, l’ambiance qui règne au sein du groupe. Je n’oublie pas non plus le gros travail effectué par Maxime Blanc, notre coach. Il a su créer une cohésion de groupe, une belle atmosphère de travail et se montre très compétent dans son approche du basket. C’est vraiment un plaisir. »
Une renaissance aussi pour Rahma dont la trajectoire est loin d’être linéaire. Car après s’être vraiment lancée dans le basket chez elle à Dreux au lycée, la future numéro 11 bordelaise a alors fait rimer sa carrière avec un long stop : « J’ai arrêté de jouer pendant six ans pendant mes études supérieures. Mais lorsque j’ai rejoint la Gironde voici trois ans, l’envie de pratiquer est revenue. J’ai alors opté pour le Bordeaux Bastide Basket et je le ne regrette pas. »
Et son équipe non plus tant la poste 4 et 5 d’1,74 m sait se rendre indispensable en zone défensive, dans sa bonne vision du jeu mais aussi dans son jeu d’intérieure. Une large palette qui se double aussi d’une locomotive : « Avec mon âge, je suis dans les plus anciennes de l’équipe. Je suis un peu la grande soeur pour le groupe. Mais je préfère les apartés en individuelles que de m’imposer au milieu du collectif. C’est mon caractère. »
En tous les cas, Rahma va de l’avant que ce soit sur le terrain ou dans la vie : « Je suis graphiste, je travaille à mon compte. C’est un métier qui me plait beaucoup. Mais j’ai eu aussi l’envie de faire ressortir mes racines maliennes. J’ai lancé Maison Bogo, une nouvelle entreprise d’objets de papeterie. Je peux ainsi parler de ma culture, la partager grâce à ma formation de graphiste mais aussi ma formation artistique. »
Une volonté de foncer et de tenter des choses qui se transpose aussi dans le basket : « Je suis toujours en recherche de progression, d’apprendre des choses, de recevoir des conseils. Mon objectif est de continuer à m’améliorer au quotidien. »
Une envie dont profite pleinement son équipe.
Vincent Ferrandon
Crédit photo : Bordeaux Bastide Basket


