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SARAH A CHOISI LA RAISON

Pilier de l’équipe pessacaise en D2, la pivot Sarah Todé a décidé de mettre fin prématurément à sa carrière à cause d’un emploi du temps professionnel très chargé.

Déjà. A 27 ans, elle fêtera son 28e anniversaire le 6 juin prochain, Sarah Todé a décidé de stopper sa carrière. Une surprise mais pas tant que ça à écouter la capitaine du SPUC : « J’ai senti que c’était le moment. Je suis devenue directrice d’un Ehpad voici quelques mois et il est difficile de concilier vie professionnelle et sport. Je ressens l’envie d’effectuer une pause nécessaire avec la volonté de faire autre chose. Et puis, c’est mon choix, je pense qu’une fin de carrière est moins difficile à vivre lorsque l’on prend soi-même la décision de mettre le mot fin. Je le vis d’ailleurs bien. »

C’est une véritable joueuse emblématique des Violettes qui mettra ainsi un terme à sa carrière lors du derby de Gironde contre le CA Bègles, dernier match de la saison, le 30 mai prochain. Une joueuse à l’aura incontestable comme le prouve son rôle de capitaine au sein de l’effectif pessacais. Pas de quoi pourtant donner la grosse tête à Sarah : « Je prends ce rôle avec beaucoup d’humilité. Je suis surtout là pour que tout le monde se sente bien au sein du collectif.»

Un élément dont le discours porte quand même et qui connait sur le bout des doigts les arcanes d’un club rejoint voici près de treize ans après des débuts à Saint-Loubès : « Cela s’est fait naturellement, je me suis senti bien dans ce club. Lorsque j’ai débuté le handball, je n’avais rien de précis en tête. Le jeu m’intéressait, j’aimais ça. J’avais une vision assez détachée, je suis rentrée au CREPS sans prétentions. Je n’avais pas de notion non plus ce qu’impliquait une carrière dans le handball. J’ai gardé de la distance par rapport à tout ça et ça ne m’a pas quitté sur toutes ces années à Pessac.»

Une tête bien pleine qui a mené la pivot vers une carrière professionnelle remplie et précoce. Une soupape aussi par rapport à un sport dont on ne peut pas vivre ou difficilement  : « J’ai très vite compris qu’on ne pouvait pas pratiquer le handball même à haut niveau sans penser à un métier à côté. De toute façon, mes parents qui me soutiennent dans ma carrière sportive avaient aussi noté que les études étaient plus importantes. »

Sarah a su allier les deux avec talent. Car niveau sport, les performances de celle qui était alors arrière-gauche ont très vite déteints sur toute une équipe pessacaise qui a fêté voici trois ans une inédite montée en D2 avant de perdurer depuis à ce niveau. La hargne, le dynamisme et le jeu assez libre de Sarah y sont pour quelque chose : « Sur un terrain, j’aime tenter des choses, c’est mon caractère » avoue la numéro 4 du SPUC, un numéro qui évoque la date de naissance de sa maman. 

Reste des souvenirs qui vont demeurer une fois effective l’arrêt de sa carrière. « Il va rester les copines en premier lieu. Je retiens ces souvenirs amicaux mais aussi les bons moments passés avec l’équipe, le partage entre nous. Ça restera toujours en moi. »

Sarah, elle, demeurera dans toutes les mémoires pessacaises.

Vincent Ferrandon

Crédit photo : Sports33.fr

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