LE JUBILÉ DE L’HISTORIQUE
Loïc Chibois, le gardien de but du SA Mérignac depuis vingt ans, a décidé à l’issue de cette saison de mettre un terme à une carrière riche, agrémentée de sélections nationales. Mais le rink hockey ne restera pas loin de ce passionné.
Le moment s’annonce chargé en émotions. Le 30 mai prochain lors du derby de Gironde face à Coutras en Elite, Loïc Chibois va mettre fin à sa carrière, refermant un beau chapitre de 20 ans. Une décision mûrement réfléchie mais un départ qui va laisser un grand vide dans l’effectif du SA Mérignac.
Il faut dire que le gardien de but mérignacais représente un pan important de l’histoire du club. Un ultime rempart qui n’a connu qu’un club au cours d’une carrière riche, débutée en D1 à l’âge de 16 ans : « J’ai connu l’âge d’or du club, se remémore le portier. J’ai connu la Ligue des champions, les luttes pour le titre de champion de France. A un moment, j’avais été sollicité pour partir mais je me sentais bien à Mérignac. Je ne voulais pas laisser mes copains du SAM. »
Une bonne pioche aussi pour des samistes qui ont pu bénéficier des qualités de gardien de celui qui a eu les honneurs de la sélection : « J’ai été international U17 puis U23. J’ai aussi connu deux tournois amicaux avec la grande équipe de France » lance Loïc avec humilité. Un trait de caractère qu’il a toujours su mettre en avant durant ses deux décennies au plus haut niveau de son sport. Le principal intéressé n’hésite d’ailleurs pas à dire que « le collectif est la base de tout. J’ai besoin de me nourrir de cet esprit d’équipe. L’effectif passe avant tout à mes yeux. Je suis d’ailleurs toujours constamment à l’écoute de mes partenaires, je donne des conseils également. »
Un élément précieux pour une équipe du SA Mérignac, quart de finaliste européen cette saison et qui a assuré son maintien lors des derniers matchs malgré des résultats en berne au coeur de la saison. Là encore, dans ces moments difficiles, Loïc n’a pas hésité à répondre présent : « Je suis le capitaine de l’équipe, le papa aussi en quelque sorte, assure le joueur de 35 ans. J’accompagne les jeunes pour qu’ils se sentent bien dans l’équipe et c’était important dans la période difficile que nous avons vécu cet hiver. »
Pas de quoi cependant le faire revenir sur sa décision d’arrêter. L’animateur dans les écoles de Mérignac veut se consacrer aussi à sa famille et a déjà tout prévu : « Fêter mon jubilé face à Coutras, une équipe contre laquelle j’ai vécu tant de derbies enflammés me fait plaisir. Je sens d’ailleurs que plus les jours passent, plus l’émotion monte. Il faut dire que le rink hockey a toujours eu un rôle dans ma vie. C’est mon sport et je ne compte pas le quitter comme ça. L’an prochain, j’aurai un autre rôle dans l’équipe, je continuerai d’entraîner les jeunes. »
La page sera ainsi moins dure à tourner.
Vincent Ferrandon
Crédit photo : @poclipp


