0687200248 contact@sports33.fr

Sports33.fr

Voir les articles

L’ANNÉE DES PREMIÈRES

Début en N2, début en sélection marocaine, la saison 2025-2026 s’annonce charnière pour Hajar Gahouachi, la gardienne de but du Lège Cap-Ferret Handball.

Le sentiment a vite disparu. « J’avoue que j’appréhendais beaucoup en début de saison. Je découvrais un nouveau niveau de mon sport, je changeais d’environnement en arrivant en Gironde. Il s’agissait de gros changements. Il fallait que je trouve mes marques dans l’équipe mais tout s’est finalement très bien passé. »

Et même plus, au regard des performances d’Hajar qui se partage le but lègeois avec Emma Jambert-Moy : « Nous nous complétons. Nous avons des caractéristiques différentes et c’est profitable pour nous deux et pour l’équipe. »

Un groupe du Nord-Bassin qui vit d’ailleurs un exercice 2025-2026 en tout point parfait. L’équipe qui s’était sauvée à la dernière seconde du dernier match l’an dernier, occupe une très bonne troisième place au classement de sa poule de N2 à trois journées de la fin du championnat. Un parcours que savoure Hajar : « Ludovic Barbier, le coach, m’avait vu évoluer contre lui avec mon ancien club. Le projet présenté et ce qu’il voulait faire à Lège m’ont plu. J’avais eu plusieurs fois l’opportunité de signer dans un club de N2 sans que je ne franchisse le pas. Cette fois, j’ai dit oui et je ne le regrette pas. »

La gardienne a dû pour cela quitter ses Landes, là où tout a commencé : « J’ai tâté différents sports mais je me suis fixée sur le handball. J’ai débuté à Ychoux avant de fréquenter la section sportive de Saint-Vincent De Tyrosse puis Biscarrosse avant de revenir à Ychoux en Prénationale. »

Le dernier rempart, un poste qu’elle affectionne, n’a pas tardé à montrer son numéro 50 aux défenses de la poule. Vingt arrêts cumulés lors des trois premiers matchs de la saison propulsent Hajar. Des prestations qui ne manquent pas d’attirer la sélection du Maroc qui appelle la lègeoise dans ses rangs : « Jouer en sélection, c’est un honneur. Je peux découvrir d’autres filles, d’autres niveaux, d’autres pays » énumère Hajar qui lorgne désormais sur une participation à la prochaine CAN, la Coupe d’Afrique des Nations. 

De quoi ouvrir des appétits? Si à 24 ans, l’ambition est bien présente, la joueuse garde les pieds sur terre et dans la réalité : « Je suis infirmière en bloc opératoire en pédiatrie. Je jongle entre travail et sport. Il s’agit d’une vraie organisation mais ça va, je tiens le coup. J’ai trouvé mon rythme. »

Les adversaires de N2 cette saison l’ont constaté.

Vincent Ferrandon

Crédit photo : Sports33.fr

Vous serez peut-être intérressé par les articles suivants …

L’US Mios-Biganos entre deux eaux

L’US Mios-Biganos entre deux eaux

L’US MIOS-BIGANOS ENTRE DEUX EAUX Les joueuses du Bassin ont débuté leur championnat de N1 par des résultats contrastés. Mais l’équipe qui a beaucoup changé de visage cet été est encore en rodage. A l’équilibre. Après deux journées de championnat,...

lire plus
Les pessacais cherchent la lumière

Les pessacais cherchent la lumière

LES PESSACAIS CHERCHENT LA LUMIÈRE Dans l’ombre des féminines qui évoluent en D2, l’équipe masculine du Spuc vit un bon début de saison en N3. Ils veulent aussi exister. Les pessacais entendent bien faire également briller les couleurs de leur...

lire plus
Le pari de Franz Gaubert

Le pari de Franz Gaubert

LE PARI DE FRANZ GAUBERT Le défenseur international guyanais, ancien capitaine du Stade Bordelais la saison dernière, a quitté la France pour tenter sa chance en 4e division polonaise. Un challenge enrichissant au niveau sportif et humain....

lire plus