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L’ESPRIT GAËLIQUE
DE BORDEAUX

Pamela Walsh, joueuse du club de Burdigala, est pleinement investie dans le développement du sport au sein du club. Elle a découvert le football gaélique dans son Irlande natale, originaire du Leinster. Découverte.

En vraie irlandaise, Pamela Walsh n’hésite pas à faire la promotion de son pays et d’un sport typique :  « J’ai découvert le football gaélique en Irlande quand j’étais jeune. C’est un sport profondément ancré dans notre culture, presque incontournable. À la base, je jouais surtout au football classique et je pratiquais le gaélique de temps en temps, sans imaginer que cela prendrait une telle place plus tard. » 

Arrivée en Gironde à Bordeaux pour son master en 2019, Pamela cherchait une activité physique. Elle découvre alors qu’il existe un club dans la ville : « J’ai voulu retrouver une activité sportive et c’est comme ça que j’ai découvert la communauté gaélique ici. Rejoindre Burdigala s’est fait très naturellement et j’ai commencé à jouer plus régulièrement. Bordeaux est devenue chez moi, et le football gaélique m’a permis de préserver un lien fort avec mes racines irlandaises. »

Malgré cela, Pamela s’est montrée surprise par le niveau en France, même si celui-ci n’est pas comparable à celui de l’Irlande, où le sport est roi et où les infrastructures permettent de jouer à 15 contre 15, ce qui reste compliqué en France : « Franchement, le niveau en France m’a vraiment surprise dans le bon sens. Il y a beaucoup d’engagement, une vraie progression et de belles équipes. Bien sûr, ce n’est pas encore le niveau de l’Irlande, où le sport est installé depuis toujours, mais l’évolution est impressionnante. » Pour pouvoir jouer comme en Irlande, à 15 contre 15, les joueuses ont créé une entente avec Paris appelée ParisBurdi : « Avec des joueuses de Bordeaux et Paris, on a créé ParisBurdi pour évoluer à 15, comme en Irlande, plutôt qu’à 9 ou 11 comme c’est souvent le cas en France. Cette aventure nous a permis de gagner le championnat d’Europe, ce qui reste un souvenir incroyable, puis de jouer un quart de finale du All-Ireland. Même si le niveau rencontré là-bas montre le chemin qu’il reste à parcourir, c’était une expérience énorme. » Et cela fonctionne plutôt bien. Depuis son arrivée en France, la jeune Irlandaise voit l’évolution du football grandir pas à pas : « Oui, il y a une vraie évolution, autant dans le niveau de jeu que dans la visibilité du sport. Les joueuses deviennent plus techniques, plus tactiques, et les compétitions sont de mieux en mieux structurées. Dépasser les 1 500 licenciés en France montre bien cette croissance. On sent clairement que le sport est en train de prendre de l’ampleur. » À cela s’ajoute la possibilité de changer de club en France, chose impossible en Irlande où le joueur est lié à son comté : « En France, il y a plus de souplesse parce que beaucoup de joueurs sont expatriés ou bougent pour les études et le travail. Les clubs s’adaptent à cette réalité. En Irlande, l’attachement au club local est très fort, donc les transferts restent exceptionnels. »

Le Sud-Ouest est sans doute l’un des futurs viviers français pour ce sport, mélange de rugby et de football. Avec une forte culture de ces deux disciplines, Bordeaux pourrait devenir une région importante du football gaélique : « Pour développer le sport en France, il faut surtout continuer à le faire découvrir. Dans une région où le rugby et le football sont très présents, il y a quand même de la place pour un sport différent comme le football gaélique. Les initiations, les événements sportifs et le bouche-à-oreille ont un rôle essentiel à jouer. » 

Surtout que ce sport peut attirer d’anciens rugbymen et bénéficie aussi de la communauté irlandaise, qui joue un rôle important : « Le football gaélique peut attirer ceux qui ont arrêté le rugby, car il reste physique, dynamique et très compétitif. On voit aussi des gens pratiquer les deux sports. La communauté irlandaise en France joue également un rôle important dans son développement. Plus il y aura de visibilité et d’accessibilité, plus le sport continuera de grandir. » 

Et cette dynamique s’est encore confirmée : « nous avons remporté le deuxième tour du championnat de France, une superbe journée avec une victoire face à Paris en demi-finale puis contre Rennes en finale ».

Alex Cazenave

Crédit photo : DR

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