LES ENVOLÉES DE GUILHEM
Après avoir vécu une montée en Fédérale 2 avec le Stade Bordelais, le deuxième ligne Guilhem David compte bien poursuivre à ce niveau et entend mettre tous ses atouts de son côté, notamment sur les touches.
Hasard ou coïncidence. Toujours est-il que pour la première saison de Guilhem David sous les couleurs du Stade Bordelais, le club a vécu une montée historique en Fédérale 2. Mais pas question pour le deuxième ligne de fanfaronner. Pas le genre de la maison : « Cela a été le résultat d’un travail collectif. Et puis, ma saison a été tronquée par une blessure au plancher orbital qui m’a conduit à l’infirmerie pendant un moment. J’ai pu revenir à temps pour vivre les phases finales et la montée à l’étage du dessus. »
L’habit du porte bonheur rejeté, Guilhem fait tout de même partie des éléments qui comptent et sur lequel le collectif bordelais peut s’appuyer pour lutter pour un maintien qui se rapproche à deux journées de la fin de la saison. Dixièmes, les Lions touchent du doigt leur objectif. De quoi satisfaire le solide deuxième ligne d’1,95 m : « Le maintien était dans les têtes depuis le début de saison. Il faut maintenant le valider sur les deux dernières journées de championnat. »
Calme, posé, le joueur de 33 ans possède néanmoins une expérience certaine, acquise durant ses vingt années de pratique de ballon ovale : « J’ai débuté dans ce sport chez moi au Pays Basque. J’ai fait toutes mes classes à Saint-Jean-de-Luz mais j’ai la particularité de n’avoir jamais évolué sous ces couleurs en seniors. »
Les études rattrapent ainsi Guilhem qui part à Paris. Une expatriation qui ne sonne pas le glas de son amour du jeu : « Même là-bas, j’ai trouvé un club après avoir arrêté pendant deux ans. Le plaisir de jeu a été le plus fort. »
Après avoir porté cinq saisons le maillot du ministère des finances, le basque conforte son goût des voyages en partant deux ans au Québec. Un Canada dont il foule les pelouses de rugby : « J’ai beaucoup appris là-bas. Avec les conditions météos, les saisons sont plus denses et les joueurs répondent plus présents physiquement. Durant tout le reste de l’année, ils s’entretiennent physiquement. Le jeu y est donc plus costaud et d’un bon niveau. »
Une expérience unique dont l’ingénieur dans les travaux publics se sert au quotidien depuis son retour en France et après avoir posé ses bagages en Gironde : « On m’avait parlé du Stade Bordelais, qu’il s’agissait d’un bon club. Je n’ai pas hésité à rejoindre les Lions. Je ne l’ai jamais regretté. Malgré ma blessure rapide, j’ai été très bien accueilli. Et puis, pour la première fois, je joue en Fédérale 2. C’est un niveau agréable.»
Des Lions qui profitent de la polyvalence de leur apport, lui qui peut évoluer aux postes 4,5,6,7 ou 8. Mais ce sont les touches qui attirent plus particulièrement Guilhem David : « Je suis assez grand. Ça aide dans ce secteur de jeu. J’aime cette phase statique. »
Statique, le joueur ne le reste pas beaucoup durant les quatre-vingt minutes de jeu de son équipe. Au grand bénéfice du groupe bordelais.
Vincent Ferrandon
Crédit photo : Sports33.fr


