LA FORCE
TRANQUILLE DES JSA
Central des JSA Bordeaux depuis 2007, Lorien Aureyre continue de tenir une place importante au sein de l’équipe en N2.
Les minutes de jeu ont peut être fondu. Mais peu importe. Lorien Aureyre, 45 ans, a su s’adapter : « L’équipe a vu arriver deux centraux voici deux ans. Ils sont meilleurs que moi sur mon poste. Pour ma part, je prends toujours autant de plaisir à venir aux entraînements, à disputer des matchs. Tant que je ressens l’envie de jouer, ce plaisir de pratiquer le volley, je continue. Je peux aussi me concentrer sur un objectif parallèle qui est le championnat FSGT (Fédération Sportive et Gymnique du Travail). Je me dois de me tenir en forme pour pouvoir performer sur ce circuit. Concernant mon temps de jeu, je n’ai pas pris ombrage le voir se réduire. Cette année, je suis même le capitaine de l’équipe. J’essaye d’amener de la sérénité au groupe, j’apporte ce que je peux à l’effectif. »
Une modestie qui sied bien à ce pilier des JSA Bordeaux, un club qui compte pour la famille puisque Maia, sa compagne a longtemps évolué au sein de l’équipe première des JSA avant de raccrocher en fin de saison dernière, que Méloïse, la fille ainée est la capitaine du groupe, premier en N2 et que Mélinda, la cadette, frappe de plus en plus fort à la porte de la Une. Une dynastie loin de régner en maître sur le club : « Je suis content de voir que l’on joue tous au même endroit, sourit Lorien. Mais je ne suis pas du tout chauvin et c’est le plaisir de jouer qui nous guide tous. »
Un sport qui est entré un peu par hasard dans sa vie : « J’ai découvert le volley par l’intermédiaire d’un prof de sport. Il avait créé une classe spéciale volley. J’ai adhéré. » Dès 1996, Lorien signe aux JSA Bordeaux avant de bifurquer : « Je suis parti à Blanquefort jouer en N3 puis au SA Mérignac. Puis ma compagne a été mutée à Paris. J’y ai évolué durant deux saisons avant de revenir en Gironde et aux JSA en 2007. C’est devenu mon club de coeur, le club de la famille du coup. »
Souvent arrivé parmi les premiers lors des matchs à domicile, Lorien peut alors dispenser son sourire, sa dynamique. Une sérénité et une expérience qui fait du bien à tout un groupe.
Un Lorien qui peut aussi adapter son emploi du temps professionnel : « Je suis coloriste en BD. Je travaille de chez moi, j’ai des horaires qui peuvent être souples, je peux m’organiser. » Ce qui n’empêche pas la profusion et la qualité, Lorien étant un coloriste reconnu dans le milieu avec une participation active sur des dizaines d’albums.
Actif, le central le sera assurément dimanche lors de la réception du SA Mérignac.
Un derby toujours intense qui promet. Lorien répondra présent. C’est certain.
Vincent Ferrandon
Crédit photo : Sports33.fr


