LE PORTIER
NOUVELLE GÉNÉRATION
Engagé pleinement dans la course au maintien en N3 avec son club du SAG Cestas, le gardien Valentin Churlaud donne de sa personne dans cette quête.
Coup d’essai, coup de maître. Pour sa première saison en Gironde au SAG Cestas en 2024-2025, Valentin Churlaud a vécu une montée de R1 en N3. Une accession loin d’être programmée mais que le gardien de but a vécu avec intensité : « En arrivant, je ne pensais pas que nous allions jouer la montée. Et puis, au fil de la saison et des résultats, elle est devenue possible. Vivre ce genre de moment, c’est inoubliable. »
Une accession qui permet aussi au dernier rempart cestadais de retrouver un niveau N3 goûté du bout des lèvres voici quelques saisons : « Lorsque j’évoluais à Poitiers, j’étais deuxième gardien. Le titulaire s’étant blessé, j’ai pu disputer cinq matchs à ce niveau. Ce fut une bonne expérience. »
Un total qui a donc augmenté cette saison malgré un pneumothorax contracté lors de la rencontre contre Canet (2-0) le 9 novembre et qui a valu à Valentin un tour à l’infirmerie de deux mois et demi : « Je m’étais aussi luxé l’épaule auparavant. Ça fait partie du métier on va dire. Mais heureusement, je n’ai pas d’appréhension. J’ai repris le cours de ma saison comme si de rien n’était. Et puis, lorsque l’on est gardien, il ne faut pas avoir peur de se faire mal. »
Une aubaine pour le promu cestadais qui peut compter sur un dernier rempart solide, réactif sur sa ligne et qui n’hésite pas a endosser le leadership en donnant de la voix : « Je parle beaucoup, je replace ma défense. Je suis aussi un gardien nouvelle génération qui aime se positionner haut sur le terrain. »
Rien d’étonnant alors que Valentin porte son intérêt du côté du gardien allemand Manuel Neuer: « C’est une source d’inspiration, avoue-t-il. Comme l’avait été auparavant Oliver Kahn que j’ai découvert plus tard et comme l’était aussi Steve Mandanda » complète le supporter de l’Olympique de Marseille.
Un football qui n’a jamais été très loin du joueur originaire de Charente-Maritime avec des premiers pas à Saintes avant de partir à Poitiers compléter sa formation puis de garder les cages de Saint Jean d’Angely durant trois saisons en R1. » Un bagage certain à seulement 24 ans : « J’ai déjà cinq saisons de R1 derrière moi. Ça ne peut que me servir pour la suite » affirme le cestadais d’1,85 m.
De quoi conforter le joueur dans son choix de se positionner dans le but : « Mon père était gardien aussi. Ce poste m’a rapidement attiré. Il vaut mieux d’ailleurs que je reste dans ma cage. Sur le terrain, je taclerai sans cesse » rigole le chambreur-né, commercial chez Haribo dans la vie et donc fournisseur officiel de l’équipe en bonbons.
Un chambreur loin de faire rigoler par contre les attaquants adverses.
Vincent Ferrandon
Crédit photo : Sports33.fr


