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LES REMÈDES DE CAMILLE

Fidèle au Taillan depuis sept saisons, Camille Bergès fait aujourd’hui partie des cadres de l’équipe en N3. Malgré un emploi du temps dense et serré, le basket reste toujours aussi important dans sa vie de tous les jours.

Une tête, une vraie. Les journées de Camille Bergès s’avèrent très chargées et intellectuellement intenses. La joueuse du Taillan Basket occupe ainsi un poste de pharmacienne biothérapies génétiques dans les maladies rares et préparent une thèse sur la sécurité des thérapies géniques et ses effets secondaires sur les maladies rares.

Le basket a donc valeur d’échappatoire pour Camille qui lance : « J’ai un emploi du temps bien rempli et je me suis rendu compte que le basket et le sport avaient des réels bienfaits. Le sport me permet de lâcher, de poser le cerveau. »

Pour autant, pas question pour la poste 3 des promues taillanaises de se prendre pour une autre. Camille se fond parfaitement dans le groupe même si elle avoue « être bavarde. Le tout est de parler également à bon escient » plaisante-t-elle.

A 30 ans, la basque fait tout de même partie des éléments de base de l’effectif du Taillan, qui réalise une saison plus que satisfaisante comme en témoigne sa septième place  actuelle au classement : « Ça se passe bien, on est contente de se retrouver aux entraînements, en matchs. Le groupe vit bien et ça participe aussi de nos bons résultats en N3. »

Un niveau dont Camille profite, elle qui a un peu bougé depuis ses premiers pas ballon orange en main : « Ma maman pratiquait le basket. Même si au début, elle ne voulait pas trop que je suive ses pas, elle s’est résolue à m’inscrire à 6 ans. J’ai tout de suite adoré ». Des débuts à la JA Biarritz avant une confirmation chez les voisines d’Anglet : « J’ai pu bien m’y former dans un club familial à l’image de ce que je retrouve au Taillan. J’ai même pu faire partie du groupe N2 lors de ma dernière année cadettes. »

Une idylle qui prend fin. Les études de médecine poussent Camille vers la Gironde. Mais pas question pour autant d’arrêter le basket. Mérignac accueille alors la joueuse de 1,76 m avant une pause forcée. « Pour mon cursus universitaire, j’ai du partir à Paris et au Canada. Mais dès mon retour dans le coin, j’ai repris une licence, cette fois au Taillan. Et j’y suis depuis sept saisons désormais. »

De quoi donner de la légitimité à la numéro 8 des Bleues qui aime par dessus tout les un contre un et mettre l’agressivité nécessaires aux rencontres : « Je suis une joueuse de duels, précise-t-elle. Mais je me mets totalement au service du collectif. J’aime ainsi tout autant faire marquer que marquer moi-même. »

Un jeu qui aide grandement les siennes. Des jeunes coéquipières qui peuvent s’inspirer d’un bon exemple : « C’est vrai que je fais partie des anciennes avec mes sept saisons au club. Mais je sens toujours en moi cette envie de gagner, cette envie de compétition et de jouer jusqu’au bout. »

Un cocktail gagnant pour Camille mais aussi pour son club.

Vincent Ferrandon

Crédit photo : Anaelle Gennetay

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