LE PILIER DE L’ÉQUIPE
A l’UA Gujan-Mestras depuis huit saisons, le solide Pierre-Marie Drouhaut fait aujourd’hui partie des cadres du club de Fédérale 1.
Dans la famille Drouhaut, le sport, ce n’est pas rien. Si Baptiste (voir portrait sur sports33.fr) brille avec le club d’Arcachon La Teste en N2 handball, Pierre-Marie a lui opté pour le rugby. Une sorte d’évidence : « Mon père jouait au rugby à Arcachon. Même s’il ne m’a jamais poussé vers ce sport, mes débuts se sont fait naturellement. J’ai aimé pratiquer et jouer des compétitions. Ça s’est fait comme ça. »
Une bonne inspiration tant les prédispositions du jeune joueur sautent aux yeux au sein du RCBA puis de l’UA Gujan-Mestras, un club rejoint en 2019. « Cela fait maintenant un moment que je porte ces couleurs. Je suis attaché à ce club dont je connais tout et avec qui j’ai vécu des joies et des moments pus tristes » lance le pilier Blanc et Noir qui affiche 1,72 m sous la toise pour 104 kg sur la balance. « J’ai débuté comme 3e ligne aile mais là je me suis posé en tant que pilier droit ou gauche » explique le massif gujanais qui affectionne particulièrement ce poste : « J’aime les plaquages et jouer à la balle. Mais j’avoue que plaquer revêt toujours un plaisir, je le ressens. »
Un engagement bienvenu pour une équipe de Gujan qui espère encore se qualifier pour les phases finales même si le chemin se fait de plus en plus étroit. Pas un problème pour Pierre-Marie qui n’entend pas abdiquer selon ses principes sur le terrain. « Lors des matchs, je ne suis pas un gros parleur, je préfère agir, me lancer dans la bataille » explique le pilier, employé au quotidien chez un fournisseur de boisson.
Une stabilité qui sied au joueur de Gironde qui profite également de la Fédérale 1, un niveau de jeu dont il se délecte : « Lorsque j’ai débuté, je pensais surtout prendre du plaisir en jouant avec les copains. Et plus les années ont passé, et plus je me suis pris au jeu. La Fédérale 1, c’est quand même un bon niveau. Je suis content de connaître ce genre de matchs » assure un Pierre-Marie qui aime jouer et consommer du rugby également : « Je regarde toutes les compétitions de rugby à la télé. Mais ce que j’aime particulièrement, c’est la symbiose entre nous tous. Avec les joueurs de l’équipe, on se voit en dehors, c’est assez sympa. »
Une histoire d’amitié qui n’est pas près de s’arrêter.
Vincent Ferrandon
Crédit photo : Lidia Dos Santos


