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LE ROC DES LIONS

Au Stade Bordelais depuis six saisons, le talonneur Grégoire Naudin redécouvre cette année la Fédérale 2, goûtée du bout des lèvres au début de sa carrière.

Toujours y croire. Même si la quête de Grégoire Naudin n’avait rien d’une obsession, retrouver la Fédérale 2 cette saison n’a pas déplu au numéro 2 des Lions : « J’avais disputé quatre-cinq matchs à ce niveau avec Poitiers. Mais il s’agissait de l’année COVID qui avait vu les championnats s’arrêter rapidement. Ça avait été un peu frustrant au final. »

Un départ en Gironde et une arrivée au Stade Bordelais avaient suivi. Mais six ans après, l’abnégation du talonneur a eu raison de sa patience au terme d’une saison 2024-2025 contrastée. « J’ai du d’abord revenir d’une rupture des ligaments croisés du genou avant de vivre la fin de saison folle de l’équipe qui est allée chercher la montée après une énorme série de victoires. C’est quelque chose à vivre. »

A 26 ans, celui qui exerce la profession de technicien dans un laboratoire espère encore vivre de bons moments dans un sport débuté à Neuil durant deux ans avant de rejoindre le Stade Poitevin : « Et pourtant, je trouvais le rugby trop violent au début, lance-t-il. Mais mon frère s’était inscrit, j’ai essayé et ça m’a tout de suite plu. En plus j’étais assez grand étant petit. J’ai rapidement arrêté de grandir. »

Une adolescence qui permet à Grégoire de découvrir différents postes : « J’ai évolué au centre, puis à l’aile, puis en tant que 3e ligne avant de terminer talonneur » précise le stadiste qui affiche 1,72 m sous la toise pour 85 kilos. « Je suis par contre peut être un juste niveau physique pour viser plus haut. »

Une aubaine pour le Stade Bordelais qui profite de la combativité de son guerrier au bon lancer et qui prend plaisir à défendre. Un joueur qui fait maintenant partie des cadres de l’équipe : « Je ne suis pas pour autant un leader. L’équipe en a plusieurs mais ça fait maintenant un moment que je suis au club. » 

Une histoire débutée en 2021 : « J’avais des envies de changements à l’époque. Je suis venu sur Bordeaux. Après un premier contact dans un autre club du coin, mon rendez-vous avec Stéphane Gugnon, le manager du Stade Bordelais, a été décisif. Le feeling est rapidement passé. » 

Du tout bon pour Grégoire qui entend avant tout « prendre du plaisir, rencontrer des gens et jouer par passion. »

Un triptyque séduisant.

Vincent Ferrandon

Crédit photo : Justine Rabaud

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