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LA DOUBLE VIE DE MATHILDE

Mathilde Fournes, joueuse du BEC en N3, pratique deux sports de haut niveau en même temps. Une rareté qui nécessite une très bonne organisation.

Une journée ne fait que 24 heures. Mathilde Fournes aimerait pourtant allonger le temps. Il faut dire que la basketteuse n’a pas le loisir de voir les aiguilles défiler. Elle énumère d’elle-même : « Je suis actuellement en dernière année de master pour devenir professeur des écoles. Mais le sport est aussi central dans ma vie. J’ai commencé à pratiquer le basket et l’équitation en même temps à l’âge de 13 ans. Et depuis, je n’ai pas voulu délaisser une discipline pour l’autre. Je cumule depuis toutes ces années en disputant les rencontres de basket avec mon club et en participant à des compétitions de saut d’obstacles. »

A 24 ans, Mathilde a appris à composer entre ses différentes activités. Question d’organisation sans aucun doute : « C’est un challenge d’allier basket et équitation mais ça me plait. C’est sûr que j’ai des semaines et des week-ends bien remplis mais j’ai l’habitude de jongler entre les deux. »

Si son cheval Indigo du Phare, que Mathilde qu’elle monte trois fois par semaine, est très proche de chez elle, la sociétaire du BEC doit effectuer un véritable tour de Gironde pour rejoindre les entraînements de son club : « Je suis à quarante-cinq minutes de voiture de la salle. C’est sûr que c’est toute une organisation mais je gère. »

Mathilde Fournès est donc une jeune femme occupée, elle qui a débuté par la natation après avoir suivi sa maman sur les parquets : « Elle a joué au basket niveau D2 et N1 à Charleville-Mézières et Reims. Je porte d’ailleurs le numéro 13 qui était le sien. »

Car si Mathilde refuse de choisir entre ses deux sports, le basket prend quand même de la place dans son esprit surtout depuis sa récente montée en puissance avec son arrivée au BEC voici trois saisons après des débuts à Coteaux de Garonne, un passage  par le pôle de Mont-de-Marsan puis par Saint Delphin avant un retour à Bassens aux Coteaux de Garonne : « J’ai découvert la N3 avec le BEC. Depuis, je sens que j’ai progressé dans ma vision du jeu, dans la qualité de jeu » avoue la joueuse d’1,80 m, précieuse à plus d’un titre : « Je peux dire que je suis polyvalente, sourit-elle. J’ai commencé au poste 1 en meneuse avant d’occuper les postes 3-4 puis de jouer en 5. Mais je préfère quand même me positionner en 3-4. Je peux apporter dans tous les secteurs de jeu, être présente au rebond, en défense. Je suis le couteau suisse de l’équipe » dit-elle en ne se départissant par de son humilité. 

De bon augure pour les siennes qui visent le très haut de tableau : « Ça ne me déplairait pas de connaître un jour la N2. »

Et ainsi remplir un peu plus un emploi du temps chargé que Mathilde maîtrise à la perfection.

Vincent Ferrandon

Crédit photo : Sports33.fr

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