LE CHOIX DE MILA
Tiraillée entre le beach volley et le volley en salle, Mila Bertheuil a définitivement opté pour l’un. Une inspiration qui s’avère payante.
Limpide. Pour Mila Bertheuil, le curseur s’est arrêté pour de bon. Alors qu’elle menait de front carrière en salle et sur sable, la jeune R4 a choisi : « Après deux années a fréquenter l’équipe de Prénationale du Haillan, j’ai voulu tout changer pour intégrer le pôle espoir de l’Ile de Ré en beach volley. Mais au bout de cette saison 2024-2025 je me suis rendu compte que ce que je voulais, c’était jouer en salle. J’ai trouvé que le beach générait trop de pression, ce n’était pas ce vers quoi j’aspirais.»
Retour à la case départ donc pour Mila, qui, à 17 ans, semble avoir réalisé le bon choix. Pour preuve, son intégration réussie à l’équipe première du VBC Le Haillan en N2 et son temps de jeu en croissance constante : « C’est ma première année en N2. C’est une découverte mais je trouve mes marques, j’apprends beaucoup auprès des joueuses plus expérimentées qui forment l’effectif. Les entraînements intensifs m’aident aussi à progresser. »
Intensif, tel est le maître mot de l’année de Mila qui va passer le bac général en juin prochain pour se destiner ensuite vers des métiers en lien avec l’économie, la finance ou le droit. Mais la passion guide la jeune espoir depuis ses débuts dans le sport. En témoigne, les kilomètres avalés en Gironde : « J’habite à Salles. J’ai d’ailleurs débuté le volley à l’Union Salles-Mios. Cela fait du temps de trajet mais j’arrive à gérer. Il faut quand même une bonne organisation car certaines journées peuvent être à rallonge avec les entraînements programmés le soir au Haillan. »
Au sein de l’équipe haillanaise qui lutte pour son maintien en N2, Mila a su trouver ses marques. La numéro 12 peut ainsi montrer ses aptitudes et sa mobilité au sein d’un groupe rajeuni cette saison. Un temps de jeu certain qui motive la principale intéressée dont le frère Timéo fait partie des éléments de base du SA Mérignac en N2 : « Cette année ne peut qu’être bénéfique pour la suite de ma carrière. Je vais peut être aussi découvrir une autre facette tactique car il est possible que j’occupe la pointe sur les prochains matchs.»
Une polyvalence qui ne pourra qu’aider Mila a voir plus haut. La R4 est ainsi encore à l’âge des possibles et des ambitions. Celles de la néophyte sont claires : « Je ne ferme pas la porte si l’occasion de jouer plus haut se présente. Mais il faut avancer étapes par étapes. Pour le moment, je profite de la bonne ambiance du groupe et du plaisir que j’ai de jouer. »
Déjà tout d’une grande.
Vincent Ferrandon
Crédit photo : Sports33.fr


