LA VOLONTÉ DE LÉOPOLD
Joueur précieux dans une équipe, le trois-quart aile Léopold Aubrion entend mener le Stade Blayais jusqu’aux phases finales de Fédérale 3. Un objectif à la hauteur pour ce touche à tout déterminé sur un terrain.
Il s’est parfaitement fondu dans le décor. Voici trois saisons, Léopold Aubrion a donné une nouvelle orientation à sa carrière. Après plusieurs exercices réussis à Saint-André de Cubzac, avec deux montées à la clé, de 1ere séries à Promotion Honneur et de Promotion Honneur à Honneur, l’ailier a mis le cap un peu plus à l’Ouest : « J’avais envie de voir ce que je valais au niveau au dessus soit en Fédérale 3. C’est ce que me proposait le Stade Blayais. J’ai rapidement aimé l’ambiance du club, les entraîneurs. »
Une adaptation réussie qui a permis au trois-quart aile de faire sa place dans une équipe en lutte pour les phases finales au printemps prochain : « Nous les avions disputées lors de ma première saison à Blaye. L’an dernier, le final avait été cruel puisque nous avions loupé la qualification sur le fil. Cette fois, j’espère que l’on aura l’occasion de revivre ces moments. »
A 29 ans, Léopold rentre dans ses années de maturité. Et l’ambition est bien là : « J’aimerais évoluer plus haut si l’occasion se présente. Je ne voudrais pas avoir de regrets dans les prochaines années. Monter avec le Stade Blayais constituerait une aventure humaine extraordinaire. »
En attendant, le joueur doit se démultiplier entre le sport, le travail et la vie de famille. Une famille qui s’est agrandie avec la naissance d’un petit garçon prénommé Ange voici trois mois. Un changement dans la vie de tous les jours qui fait suite à un mariage en mai dernier : « Ça évolue » sourit un Léopold bien occupé également sur le plan professionnel : « J’ai monté Garage Aubrion, ma micro-entreprise dans le domaine de la mécanique automobile. Et je restaure aussi des voitures anciennes. » Une vraie passion à laquelle vient se coupler le rugby, débuté à Saint-André de Cubzac et poursuivi en Irlande durant les années d’études. « Et pourtant, avec ma famille, nous ne sommes pas de Gironde à l’origine » décrit le niçois, né à Versailles. « Mes parents sont arrivés un peu par hasard afin de travailler dans le vin. Aujourd’hui, ce sont deux de mes frères qui vont reprendre le domaine » explique le cinquième des enfants de la fratrie de six.
Côté sportif, Léopold aime que ça aille vite et il le matérialise sur le terrain : « Je cours assez vite, j’ai une certaine endurance, c’est un aspect du jeu qui me plait bien ainsi que les évitements et les plaquages. Disons que j’aime bien me lancer dans la bataille, explique le joueur de 1,81 m pour 75 kg , lequel avoue aussi un faible pour le tableau d’affichage : « J’aime marquer, ça me donne l’envie d’avancer. »
De quoi contenter ce compétiteur : « Je n’aime pas perdre. Et pour ça, je me donne 200% sur le terrain. »
Une tactique payante qui ne peut que profiter au Stade Blayais.
Vincent Ferrandon
Crédit photo : Sports33.fr


