SARAH HERNANDEZ
PASSE UN PALIER
L’arrière gauche béglaise s’impose cette saison au sein de l’équipe en D2 après un dernier exercice à trouver ses marques.
Exponentiel. Cette saison, le numéro 11 à damier ne passe pas inaperçu. Un numéro qui gagne du temps de jeu depuis le début de saison. De quoi satisfaire Sarah Hernandez, la propriétaire de ce maillot béglais : « J’ai vécu une saison dernière compliquée. Je ne jouais pas beaucoup en D2. Je venais d’arriver, je devais trouver mes marques. Il m’a fallu un an d’adaptation car depuis le début du championnat, c’est le jour et la nuit. Je joue, je me sens beaucoup mieux dans l’équipe. J’ai aussi beaucoup appris sur le vivre ensemble.»
Un apport important pour une équipe béglaise, actuelle septième en championnat et qui peut compter sur sa méridionale pour couvrir le côté gauche de l’équipe voire mieux : « J’évolue le plus clair du temps en tant qu’arrière-gauche mais je peux aussi évoluer aux postes de demi-centre ou d’arrière droite. Je suis polyvalente. »
Des qualités nées du côté de Marseille, polies à Aix et au centre de formation de Nice : « A ce moment-là, j’avais plusieurs propositions émanant de toute la France. J’ai choisi de ne pas partir trop loin de chez moi en rejoignant Nice. Mais j’ai voulu rapidement sortir de ma zone de confort, voir autre chose. »
Direction alors Nantes pour une Sarah qui traverse la France pour la première fois. « Nantes a mis le handball au coeur de mon projet » assure l’arrière qui va ensuite prendre la direction de la Gironde et de Bègles pour passer un nouveau palier : « J’avais envie de jouer en D2. Pour moi, c’était la progression normale après le centre de formation. »
Après une année de flottement, voici donc Sarah Hernandez lancée : « J’ai appris sur mon sport depuis que je suis arrivée à Bègles. J’ai progressé également » assure la joueuse qui aimerait bien ne pas s’arrêter en si bon chemin : « L’objectif est de voir plus haut. Mais je ne sais pas si ce sera compatible avec mon futur métier. » Une interrogation légitime. Car Sarah parvient à allier sport et études supérieures. Mais les deux pourraient ne pas être compatibles à haut niveau : « Je suis étudiante à Kedge en master 2. Je me dirige vers un métier dans la finance qui pourrait bien me prendre du temps. Je verrai comment gérer le hand et ma future activité professionnelle. Pour l’instant, je n’ai pas envie de laisser de côté le hand. »
A 22 ans, la marseillaise a ainsi encore un peu de temps devant elle. Et elle en profite cette année pour faire étalage de toute sa science du jeu. Avec une confiance retrouvée, son abattage sur le terrain s’avère précieux : « J’ai développé mon jeu de percussion. J’aime aller au duel, me diriger vers le but. Il me reste maintenant à corriger certaines choses comme le tir de loin. J’aimerais m’améliorer dans ce domaine » estime une Sarah aussi à l’aise sur les phases défensives.
Une large palette qui ne demande qu’à s’étoffer encore plus.
Vincent Ferrandon
Crédit photo : Sports33.fr


